15. LA VENGEANCE

Un favori du sultan jeta une pierre à un pauvre derviche qui lui avait demandé l'aumône. Le derviche n'osa rien dire; mais il ramassa la pierre et la mit dans sa poche, espérant que cette pierre lui servirait à se venger, si l'occasion se présentait. Quelques jours après il entendit un grand tumulte dans la rue, et il s'informa de ce qui le causait. Il apprit que le favori était tombé en disgrâce, et que le sultan le faisait conduire dans les rues de la ville attaché sur un chameau et livré aux insultes du peuple. À l'instant le derviche tira sa pierre de sa poche, mais ce fut pour la lancer loin de lui. «Je sens, s'écria-t-il, que la vengeance n'est jamais permise; car si notre ennemi est puissant, elle est imprudente et insensée; si au contraire il est malheureux, elle est lâche et cruelle.»

Pourquoi le favori a-t-il jeté la pierre?--Est-ce que le derviche l'a ramassée?--Où est-ce qu'il l'a mise?--Dans quel but?--Qu'est-ce qu'il a entendu un peu plus tard?--Qu'a-t-il appris?--Est-ce qu'il s'est souvenu de la pierre?--Pourquoi ne voulait-il pas s'en servir?

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16. UN DUPEUR DUPÉ

On conte que le célèbre général romain Marc-Antoine se livrait quelquefois au divertissement de la pêche à la ligne avec la reine d'Égypte, Cléopâtre. La reine était fort adroite; le général avait la main lourde: il n'attrappait jamais le plus petit poisson, et Cléopâtre se moquait de lui. Voici, pour suppléer à sa maladresse, le stratagème qu'il s'imagina. Il connaissait un excellent plongeur. Il indiqua une pêche pour un certain jour, remit à ce plongeur un lot de poissons magnifiques, qu'il avait fait d'avance mettre en réserve, et lui commanda de venir sous l'eau attacher successivement chaque poisson au bout de sa ligne. Le plongeur réussit, et Antoine eut ainsi, sans aucune peine, les honneurs de la journée. Mais Cléopâtre était fine: elle devina la ruse et s'en vengea bientôt.

Le jour de la pêche revint; Antoine jeta sa ligne. Il l'avait à peine lancée dans l'eau qu'il sentit une violente secousse. Le fidèle plongeur se trouve à son poste; Antoine le sait: le succès est done sûr. Il tire. Et que trouve-t-il à son hameçon? Un poisson qui sort de la poêle, tout prêt à être mangé! La reine l'avait fait attacher à la ligne d'Antoine par un autre plongeur encore plus diligent que celui du général.

On se représente aisément la triste mine du pêcheur dupé et les moqueries impitoyables qui accueillirent son étrange capture. Notre La Fontaine a dit longtemps après: «C'est un double plaisir de tromper un trompeur.»

À quel divertissement Marc-Antoine se livrait-il souvent?--La reine d'Égypte avait-elle la main lourde?--Pourquoi se moquait-elle du général romain?--Qu'est-ce qu'il s'est imaginé de faire?--Qui l'a aidé dans son projet?--Qu'a-t-il donné à ce plongeur?--Ce dernier que devait-il faire?--Y a-t-il réussi d'abord?--Marc-Antoine a-t-il attrapé beaucoup de poissons?--Cléopâtre s'est-elle doutée de quelque chose?--Comment s'est-elle vengée?--Qu'est-ce que le général a trouvé à son hameçon?--Le plongeur de la reine était-il habile?--Quelle mine Marc-Antoine a-t-il faite?

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