Quel voyage faisait-on dans cette anecdote?--À quai fallait-il prendre garde?--Où est-ce que les nouveaux mariés sont descendus?--Quel moyen l'époux a-t-il inventé pour détourner les soupçons des curieux?--Quelle arrière-pensée avait-il?

111. BONTÉ DU ROI D'ARAGON

Alphonse V, roi d'Aragon, rencontra un jour un paysan qui était fort embarrassé, parce que son âne chargé de farine venait de s'enfoncer dans la boue. Le roi descendit aussitôt de cheval pour aller au secours du pauvre homme. Arrivé à l'endroit où était âne, il se mit avec le paysan à le tirer par a tête, afin de le faire sortir du bourbier. À peine eurent-ils réussi à retirer la bête, que les gens de la suite d'Alphonse arrivèrent, et voyant le roi tout couvert de boue, ils s'empressèrent de l'essuyer et de lui procurer d'autres vêtements. Le paysan, fort étonné de voir que c'était le roi qui lui était venu en aide, commença à lui faire des excuses et à lui demander pardon. Mais le roi le rassura avec bonté, et lui dit que les hommes étaient faits pour s'entr'aider.

Où était situé le royaume d'Aragon?--Qui le roi a-t-il rencontré?--Pourquoi le paysan était-il dans l'embarras?--Comment le roi a-t-il aidé le paysan?--À quoi le paysan a-t-il reconnu le roi?--S'est-il reproché d'avoir permis au roi de l'aider?--Qu'est-ce que le roi a dit pour rassurer le paysan?

Écrivez en 100 à 200 mots cette histoire.

112. L'OBÉISSANCE

Le marquis de Pontélima causait avec un des derniers rois de Portugal. La conversation roulait sur l'obéissance des sujets. Le marquis prétendait qu'elle devait avoir des bornes; le roi ne voulant en admettre aucune, lui dit avec emportement: «Si je vous ordonnais de vous jeter à la mer, vous devriez, sans hésiter, y sauter la tête la première.» Le marquis, au lieu de répliquer, se retourne brusquement et prend le chemin de la porte. «Où allez-vous? s'écrie roi.--Apprendre à nager, sire.»

Avec qui le marquis causait-il?--Sur quel sujet?--Quelle était l'opinion du marquis?--Quelle était celle du roi?--Que dit-il au marquis?--Que fit celui-ci?--Que lui demanda le roi?--Que répondit le marquis?

113. MARCEAU

La figure de Marceau brille parmi tous les soldats de la Révolution, et les traits intéressants abondent dans l'histoire de sa belle carrière. Il s'engagea à seize ans et conquit rapidement ses épaulettes d'officier. Envoyé à Verdun, qu'assiégeaient les Prussiens, il se fit remarquer parmi les officiers qui s'opposèrent le plus énergiquement à la capitulation de la place. Quand on dut enfin se rendre, Marceau reçut la pénible mission de porter au camp ennemi la ratification du traité. Arrivé sous la tente du roi de Prusse, la colère et sa douleur patriotique le firent éclater en sanglots. Le lendemain, comme la garnison évacuait la ville, il ne peut, dit-on, s'empêcher de crier aux vainqueurs: «Au revoir dans les plaines de la Champagne!» On sait qu'en effet il ne tarda pas à prendre sur eux une brillante revanche. Les effets de Marceau et tout son argent avaient été perdus pendant le siège; un représentant du peuple en mission lui demanda: «Que voulez-vous qu'on vous rende?» Marceau, jetant un coup d'œil sur son sabre ébréché, répondit: «Un sabre nouveau pour venger notre défaite.»