Un jour qu'il dictait des lettres pour la Suède à un secrétaire, une bombe tomba sur la maison, perça le toit et vint éclater près de la chambre même du roi. La moitié du plancher tomba en pièces. Le cabinet où le roi dictait, étant pratiqué en partie dans une grosse muraille, ne souffrit point de l'ébranlement, et par un bonheur étonnant, nul des éclats qui sautaient en l'air n'entra dans ce cabinet dont la porte était ouverte. Au bruit de la bombe, et au fracas de la maison qui semblait tomber, la plume échappa des mains du secrétaire. «Qu'y a-t-il done? lui dit le roi d'un air tranquille; pourquoi n'écrivez-vous pas?» Celui-ci ne put répondre que ces mots: «Eh! sire, la bombe!--Eh bien! Reprit le roi, qu'a de commun la bombe avec la lettre que je vous dicte? Continuez!»
Racontez cette histoire.
130. LE BAVARD
Un jeune fat tenta un jour de lier conversation avec Aristote. Le philosophe cependant ne prêtait guère attention à ce que l'autre lui disait. Le babillard, après s'être épuisé en vains propos, voyant qu'Aristote ne lui répondit rien: «Je vous incommode peut-être, lui dit-il, ces bagatelles vous détournent de quelques pensées plus sérieuses?--N'importe, répondit Aristote, vous pouvez continuer: je n'écoute pas.» Moyen efficace pour se débarrasser d'un fâcheux, mais dont beaucoup de gens n'auraient pas le courage de se servir.
Comment le bavard a-t-il abordé le philosophe?--Celui-ci a-t-il attaché une grande importance aux paroles du jeune homme?--Le fat s'en est-il aperçu enfin?--A-t-il eu l'aplomb de continuer?--De quel moyen le penseur a-t-il usé pour se débarrasser de lui?
131. CRUAUTÉ BARBARE!
«Ne me parlez pas de vos compagnies d'assurances sur la vie, s'écriait une bonne femme indignée: ça n'est bon à rien! Quand mon pauvre mari était sur son lit de mort, j'ai demandé à une compagnie d'assurances d'envoyer quelqu'un pour assurer immédiatement la vie du malade! Croiriez-vous qu'on a eu la cruauté de ne m'envoyer personne?»
Développez en forme d'anecdote.
132. LE PAUVRE NE CRAINT PAS LES VOLEURS
Un voleur s'était introduit pendant la nuit dans la chambre d'un homme pauvre. Il tâtonne et cherche quelque chose â voler. Il s'était trompé, sans doute. Le pauvre, qui ne dormait pas, se met sur son séant et lui dit: «Tu perds ton temps, mon ami, en venant de nuit chercher quelque chose où je ne puis rien trouver pendant le jour. ÇCcedil;a ne vaut pas la peine.»