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Ci-gît Piron, qui ne fut rien Pas même académicien. |
135. TEL PÈRE TEL FILS
Les enfants sont censés admirer les talents de leurs pères. L'oncle Georges faisait une visite il y a quelque temps chez son frère, dont le fils a dix ans. «Eh bien! mon neveu, dit-il au petit, je suppose que vous regardez votre père comme un grand homme?--D'abord, répond le neveu, je ne m'en étais pas aperçu, mais quand on m'a dit que je lui ressemblais, j'ai changé d'avis.»
Les enfants sont-ils admirateurs des qualités de leurs parents?--De qui l'oncle parlait-il avec son petit neveu?--Ce dernier admettait-il le talent de son père?--À quoi l'a-t-il reconnu?
136. COMME ON FAIT SON LIT ON SE COUCHE
«J'ai remarqué, disait un fat, qui voulait faire le plaisant, que dans beaucoup de maisons on passe la moitié de la soirée à prier les gens de chanter, et l'autre moitié à le regretter.»
137. L'ENFANT STUPIDE
Le maître d'une petite école de province reprochait à un élève âgé de seize ans de ne pouvoir résoudre un simple problème. «Mais il est trop difficile pour moi, monsieur, dit l'élève.--Quel âge avez-vous? demanda le maître.--Seize ans, monsieur.--Seize ans, et vous ne pouvez résoudre un problème aussi facile? Savez-vous bien qu'a votre âge Washington était déjà géomètre?»
L'élève ne répondit pas. Après la classe, un de ses camarades lui demanda si Washington s'était, à l'âge de seize ans, distingué de quelque autre manière. «Tout ce que je sais, dit le gamin, c'est qu'il était géomètre à mon âge et président des États-Unis à l'âge de notre maître.»
Quel reproche le maître a-t-il fait à l'élève?--Par quel contraste a-t-il voulu lui faire honte de sa stupidité?--La semonce a-t-elle eu l'effet désiré?--Quelle réflexion le gosse y a-t-il faite?