De quoi le voyageur parlait-il?--Ses histoires avaient-elles l'air d'être des contes en l'air?--S'est-on lassé de l'entendre en conter?--Comment s'est-on joué de lui?--Jusqu'où allait le talent de Vogler?
149. LE PRÉ PAVÉ
Un homme de la campagne se plaignait à un homme de la ville que les taupes ravageaient son pré: «Parbleu! vous êtes bien bon, répond le citadin, faites-le paver.»
Avec qui le campagnard s'entretenait-il?--À quel sujet a-t-il témoigné de l'inquiétude?--Comment les taupes sont-elles nuisibles?--Les citadins sont-ils généralement très ferrés sur les choses de la campagne?--Celui dont il est question faisait-il exception à la règle générale?
150. LE FAT DÉBOUTÉ
Un paysan, chargé de fagots, criait en passant dans une rue: «Gare! gare!» afin de ne heurter personne. Un fanfaron croyant qu'il était au-dessous de lui de se déranger, se laissa accrocher, et son habit fut déchiré. Il s'emporte alors contre le paysan, et le traduit devant le juge de paix pour lui faire payer son habit. Le paysan, étant interrogé, ne répond rien. «Êtes-vous muet, mon ami? lui dit le magistrat.--Non, interrompit le plaignant, il fait le muet maintenant, parce qu'il ne peut pas se défendre; mais quand je l'ai rencontré ce matin, il criait si fort «Gare! gare!» qu'on aurait pu l'entendre à une lieue.--Et pourquoi donc, lui dit le juge de paix, ne vous êtes-vous pas garé?» Il va sans dire que le fat fut débouté de sa demande.
De quai ce paysan était-il charge?--Qu'est-ce qu'il criait?--Qu'est-il arrivé à un fanfaron?--Qu'est-ce qu'il a fait au paysan?--Quelle a été la conduite de celui-ci?--Le magistrat que lui a-t-il demandé?--Qu'est-ce que le plaignant a dit ensuite?--Est-ce qu'il s'est trahi par cette déclaration?
Racontez en 150 mots cette histoire.
151. PROBITÉ D'UN PAYSAN
Dans une campagne que nos troupes firent en Flandre, un capitaine de cavalerie reçut l'ordre d'aller au fourrage avec sa compagnie. Il aperçoit de loin une cabane, il y dirige ses pas et frappe à la porte. Un vieillard se présente. «Brave homme, dit le capitaine, montrez-moi, je vous prie, un champ où je puisse[1] faire fourrager mes cavaliers.--Volontiers,» répond le vieillard. Aussitôt le bonhomme se met en tête du détachement et remonte avec lui le vallon. Après un quart d'heure de marche, ils rencontrent un beau champ d'orge. «Voilà ce qu'il nous faut, dit le capitaine.--Attendez un peu, reprend le paysan, et vous serez content.» On continue de marcher, et un quart de lieue plus loin on trouve un nouveau champ d'orge où le paysan invite les cavaliers à descendre. La troupe met pied à terre, coupe le grain, le met en trousse, et remonte à cheval. L'officier dit alors à son guide: «Mon brave homme, vous nous avez fait faire une course inutile: le premier champ valait bien celui-ci.--Cela est vrai, répliqua le vieillard, mais il n'est pas à moi.»