Bournemouth, December 10th.

Dear Mr. Reeve,—It has come into the head of my family, and through theirs into mine, that there is no particular reason why my Autobiography should not be published now, instead of posthumously, and that there are some motives for giving a preference to present publication. The agreement with Messrs. Longman which you brought about has been, perhaps, a sort of suggestion of this change of purpose; so I write to mention it. The work was written with more unreserve than would be natural to a man who hears what he says, and some erasures will be required; but a man in his eighty-fifth year is, in some respects, as good as dead, or, at all events, as deaf: so there need not be much alteration. I hope you will not disapprove.

Believe me, yours very sincerely,

HENRY TAYLOR.

On December 17th the Reeves went to Foxholes, where they spent Christmas, ushered in the New Year, and returned to London on January 15th, 1885. The entries in the Journal are for the most part trivial, though politically the year was one of extreme interest and excitement, much of which is reflected in the correspondence.

From the Comte de Paris

6 janvier.—J'ai été vivement touché de la lettre que vous m'avez écrite, des voeux que vous m'adressez au moment où nous entrons dans une année qui semble nous réserver bien des surprises. L'avenir est plein d'incertitudes et de dangers. Je n'ai pas besoin de vous dire que j'observe avec une sérieuse inquiétude l'état des relations entre l'Angleterre et la France, non que je croie même à la possibilité d'un conflit qui répugnerait également à tous les membres des deux nations voisines, mais parce qu'une hostilité diplomatique seule serait déjà un grand malheur pour l'une et pour l'autre…. Vous avez raison de croire que le désir universel de la paix prévaudra sur les périls de la situation internationale. Ce désir est bien puissant en France, et les aventures de l'extrême Orient, dans lesquelles on nous a lancés si mal à propos, ne font que lui donner l'occasion de se manifester.

Ces aventures ne font pas diversion à la crise si grave qui éprouve notre industrie et notre agriculture. Les causes de cette crise sont multiples. Quelques-unes sont communes à toute l'Europe, d'autres le sont aux quelques nations qui avaient le monopole de certaines industries, et le perdent, grâce aux facilités actuelles des transports. Il en est une, malheureusement très-active, qui nous est propre; c'est la tendance des ouvriers depuis l'établissement de la Rèpublique à chercher l'amélioration de leur sort, moins dans l'accroissement de leur salaire que dans la diminution de leur travail. Cette funeste tendance leur a été inspirée par les flatteries de tous ceux qui briguent leurs suffrages, et leur rappellent que toute législation émane d'eux. Le pays produit moins, et par conséquent s'appauvrit. L'imprévoyance de nos gouvernants a aggravé la crise. Aujourd'hui un cri puissant s'élève en faveur des droits protecteurs, même sur le blé. Il est probable qu'on en fera assez pour inquiéter les consommateurs des villes, pas assez pour satisfaire l'agriculture…. Si Mademoiselle Reeve voulait faire de jolies pêches de truites, c'est le 1er juin qu'elle devrait venir à Eu.

From the Duke of Argyll

Inveraray, February 13th.—The Nile affair is too miserable. No possible issue can be otherwise than a misfortune. The despatch in which the Government asked Gordon to advise them how to relieve him—in April last, when he was closely beleaguered—reads like a horrible joke now.