At this time the question of having him elected as a foreign member of the Institute was mooted by Reeve's friends in Paris. It is to this that the following letters refer. Though not successful on this occasion, because—as Reeve was afterwards told—two out of the six foreign members were already English, they carried their point some eighteen months later, on an English vacancy.
From M. Jules Simon
Paris, 18 décembre.
Cher Monsieur,—J'ai en effet exprimé à notre ami commun, M. Gavard, le désir que j'éprouve de vous attacher plus complètement à notre Académie. C'est line opération assez difficile, car les associés étrangers pouvant être choisis indistinctement dans tous les peuples du monde, il y a rarement disette de candidats. A chaque vacance, une commission est nominée au scrutin. Elle présente trois noms à l'Académie, qui consacre une séance à les discuter, et vote dans la séance suivante. Nous devons élire tout à l'heure le successeur de Ranke. Parmi les deux noms qui ne sortiront pas de l'urne, il y en a un qui pourra bien réussir quand on élira le successeur de Minghetti. En général on est porté deux ou trois fois avant de passer. Vos amis s'occuperont d'abord de vous faire figurer sur la liste. Il faut pour cela qu'un d'entre eux ait la liste exacte de vos écrits, et de tous les titres que l'on peut invoquer en votre faveur. Les débats ne sont pas publics; les candidats n'écrivent pas de demande; celui qui les propose parle en son propre noni, ct est même censé les proposer à leur insu. Enfin, le public ne connaît que le nom de l'élu. Je crois que vous avez envoyé a M. Barthélemy St.-Hilaire les renseignements nécessaires. Si cela n'est pas fait, faites-le, je vous prie, sans délai. Vous pouvez, si vous le préférez, les envoyer à M. Gavard, qui me les remettra, ou m'écrire directement. Je vous prie, cher monsieur, de croire à mes sentiments cordialement dévoués.
JULES SIMON.
From M. Leon Say
Paris, 25 décembre.
Mon bien Cher M. Reeve,—Je ferai naturellement tous mes efforts pour vous rapprocher encore plus de l'Institut, et vous y donner un rang digne de vous; mais je ne dois pas vous laisser ignorer qu'il y aura lutte. Je ne sais s'il vous conviendra que votre nom soit discuté. Pour vous éclairer sur ce point, je vous envoie à titre confidentiel un billet que me fait parvenir M. Aucoc pour faire suite à un entretien que j'ai eu avec lui.
Je vous prie de croire à mes sentiments les plus distingués et les plus affectueux.