[1372] So early as May 1702, Philip V., in a letter to Louis XIV., complained that the Spaniards opposed him in every thing. ‘Je crois être obligé de vous dire que je m'aperçois de plus en plus du peu de zèle que les Espagnols out pour mon service, dans les petites choses comme dans les grandes, et qu'ils s'opposent à tout ce que je désire.’ Millot, Mémoires de Noailles, vol. ii. p. 136. The dislike which the Spaniards felt for the liberal reforms advocated by the French, went on increasing, until, in 1709, ‘se renovaron los antiguos odios entre las dos naciones, con tanto ardor, que deseaban las tropas españolas el haber de combatir con los Franceses.’ Bacallar, Comentarios, vol. i. p. 360.

[1373] ‘L'opulence de l'Église devoit évidemment fournir des secours à la patrie. Un emprunt de quatre millions, fait sur le clergé l'année précédente, 1707, avoit cependant fort déplu au Pape ou à ses ministres.’ Millot, Mémoires de Noaulès, vol. ii. p. 412.

[1374] ‘He’ (Alberoni) ‘continued also the exaction of the ecclesiastical tax, in spite of the papal prohibitions, imprisoning or banishing the refractory priests who defended the privileges of their order.’ Coxe's Bourbon Kings of Spain, vol. ii. p. 288.

[1375] On January 2nd, 1698, Stanhope, the British Minister at Madrid, writes from that capital: ‘This Court is not at all inclined to admit the offer of the Dutch troops to garrison their places in Flanders. They have consulted their theologians, who declare against it as a matter of conscience, since it would give great opportunities to the spreading of heresy. They have not yet sent their answer but it is believed it will be in the negative, and that they will rather choose to lie at the mercy of the French, as being Catholics.’ Mahon's Spain under Charles II., pp. 98, 99.

[1376] ‘Entre el catolicismo y las diferentes sectas que brotaron en las imaginaciones de Calvino y de Lutero podia mediar tolerancia, y aun transaccion, si bien, como dice un escritor político, cuando se comienza á transigir sobre un principio, ese principio comienza á perder su imperio sobre las sociedades humanas. Pero entre el cristianismo de los españoles y el mahometismo de los moriscos era imposible todo avenimiento.’ Janer, Condicion Social de los Moriscos, Madrid, 1857, p. 112.

[1377] The Marquis of San Phelipe, who wrote in 1725, says, ‘Es ley fundamental de los Reyes Catholicos, nunca hacer la paz con los Mahometanos; y esta guerra permanece desde el Rey Don Pelayo, por mas de siete siglos, sin hacer jamás paces, ni treguas con ellos, como cada dia las hacen el Emperador, y otros Principes Catholicos.’ Bacallar, Comentarios de la Guerra de España, vol. ii. p. 169. And, in the most influential work on commerce which the reign of Philip V. produced, I find the following instructive passage: ‘Aunque en los Puertos de las dilatadas Costas, que de Europa, Asia y Africa baña el Mediterraneo, se hace comercio muy considerable, y util por diversas naciones, no podrá España tener gran parte en él, mientras se observare la maxima de hacer continua guerra á todos los Moros y Turcos, en cuyo dominio se hallan la mayor parte de aquellas Provincias; sin embargo de ser constante, que en esta guerra, aunque procedida de zelo Christiano, es mayor el daño que recibimos, que el que ocasionamos á los Infieles’ (the way the mercantile spirit peeps out here, is extremely curious) ‘á lo menos de muchos años á esta parte, como lo he explicado en diversos capitulos.’ Uztariz, Theorica y Practica de Comercio, Madrid, 1757, p. 399. This is the third edition of a book, which, considering the circumstances under which it was written, is a very remarkable production.

[1378] Compare Coxe's Bourbon Kings of Spain, London, 1815, vol. ii. p. 314, with The History of Alberoni, London, 1719, pp. 119, 253; and Bacallar, Comentarios de la Guerra de España, vol. ii. pp. 168, 169. The outcry which this caused, may be easily imagined; and Alberoni, finding himself in great peril, took advantage of the secrecy of the negotiations, to deny part, at least, of the charges made against him. See his indignant, but yet cautious, letter to the Pope, in History of Alberoni, 1719, p. 124. Ortiz, who had evidently not looked into the evidence, is so ill-informed as to suppose that this was a calumnious accusation brought against Alberoni after his fall. ‘Caido ya por entonces Alberoni de su grandeza, expelido ignominiosamente de España, y aun perseguido por el Rey en Italia, preso en Roma por orden del Papa, etc., no era dificil atribuirle culpas agenas ó no cometidas.’ Note in Ortiz, Compendio, vol. vii. p. 321.

[1379] ‘Leur paresse, et l'ignorance non seulement des sciences et des arts, mais quasi généralement de tout ce qui se passe hors de l'Espagne, et on peut dire même hors du lieu où ils habitent, vont presque de pair, et sont inconcevables. La pauvreté est grande parmi eux, ce qui provient de leur extrême paresse; car si nombre de nos Français n'alloient faucher leurs foins, couper leurs blés et faire leurs briques, je crois qu'ils courroient fortune de se laisser mourir de faim, et de se tenir sous des tentes pour ne se pas donner la peine de bâtir des maisons.’ … ‘L'éducation de leurs enfans est semblable à celle qu'ils ont eu de leurs pères, c'est-à-dire sans qu'ils apprennent ni sciences ni exercices; et je ne crois par que parmi tous les grands que j'ay pratiqués, il s'en trouvât un seul qui sût décliner son nom.’ … ‘Ils n'ont nulle curiosité de voir les pays étrangers, et encore moins de s'enquérir de ce qui s'y passe.’ Mémoires du Maréchal de Gramont, vol. ii. pp. 77, 78, 82, 83, in Collection des Mémoires par Petitot et Monmerqué, vol. lvii. See also Aarsens de Sommerdyck, Voyage d'Espagne, Paris, 1665, 4to. p. 124. ‘La terré mesme n'y est pas toute cultiuée par des gens du pays: au tempe du labourage, des semailles et de la recolte, il leur vient quantité de paysans du Bearn et d'autres endroits de France, qui gagnent beaucoup d'argent, pour leur mettre leurs bleds en terre et pour les recueillir. Les architectes et charpentiers y sont aussi pour la plûpart estrangers, qui se font payer au triple de ce qu'ils gagneroient en leur pays. Dans Madrid on ne voit pas un porteur d'eau qui ne soit estranger, et la plûpart des cordonniers et tailleurs le sont aussi.’

[1380] ‘Mais aussi de quelle manière les élève-t-on? Ils n'étudient point; on néglige de leur donner d'habiles précepteurs; dès qu'on les destine à l'épée, on ne se soucie plus qu'ils apprennent le latin ni l'histoire. On devroit au moins leur enseigner ce qui est de leur mestier, les mathématiques, à faire des armes et à monter à cheval. Ils n'y pensent seulement pas. Il n'y a point ici d'Académie ni de maîtres qui montrent ces sortes de choses. Les jeunes hommes passent le tems qu'ils devroient emploïer à s'instruire dans un oisiveté pitoïable.’ Letter from Madrid, dated 27th June 1679, in D'Aulnoy, Relation du Voyage d'Espagne, Lyon, 1693, vol. ii. pp. 232, 233.

[1381] ‘Madrid étant la capitale d'une monarchie aussi vaste, il n'y eut dans cette ville jusqu'à l'époque du règne de Philippe V aucune bibliothèque publique.’ Sempere, De la Monarchie Espagnole, Paris, 1826, vol. ii. p. 79.