The whole is valued at just over a hundred pounds (2800 livres).
IX
EXTRACTS FROM THE MEMOIR WRITTEN IN 1846 BY THE SONS OF DANTON
This memoir was written by Danton’s sons. Both survived him, the one by fifty-five, the other by sixty-four years (1849, 1858). Their fortune was restored to them by the Republic two years after their father’s death (13th April 1796). Their guardian, Charpentier (their maternal grandfather), died in 1804; they then were taken in by Danton’s mother, Mme. Recordain, who was still living at Arcis. She died in October 1813, a year in which the youngest came of age, and they sold out the greater part of the land in which Danton’s fortune had been invested, and appear to have put the capital into one of the new factories which sprang up after the peace. In 1832 we find them partners and heads of a cotton-spinning establishment at Arcis, which they maintain till their deaths. They left, unfortunately, no surviving sons.
The manuscript was written for Danton’s nephew, the son of a younger brother. This nephew became inspector of the University of Paris, and lent the MSS. to several historians, among others, Michelet and Bougeart. It finally passed into the possession of the latter, who gave it to Dr. Robinet. This writer printed it in the appendix of the “Vie Privée,” from which I take it.
It is not a precise historical document, such as are the official reports, receipts, &c., upon which much of this book depends. Thus, it ignores the dowry of Mdlle. Charpentier and the exact date of the second marriage; it is weak on some points, especially dates, but there attaches to it the interest due to the very quality from which these errors proceed—I mean its familiar reminiscences. While the memory of these men, advanced in life, is at fault in details, it is more likely to be accurate in the motives and tendencies it describes than are we of a hundred years later.
“Rien au monde ne nous est plus cher que la mémoire de notre père. Elle a été, elle est encore tous les jours calomniée, outragée d’une manière affreuse; aussi notre désir le plus ardent a-t-il toujours été de voir l’histoire lui rendre justice.
“Georges-Jacques Danton, notre père, se maria deux fois. Il épousa d’abord en juin 1787, Antoinette-Gabrielle Charpentier, qui mourut le 10 février 1793. Dans le cours de cette même année 1793, nous ne pourrions pas indiquer l’époque precise, il épousa, en secondes noces, Mademoiselle Sophie Gély, qui vivait encore il y a deux ans (nous ne savons pas si elle est morte depuis). Notre père en mourant ne laissa que deux fils issus de son premier mariage. Nous sommes nés l’un le 18 juin 1790, et l’autre le 2 février 1792; notre père mourut le 5 avril 1794; nous n’avons donc pas pu avoir le bonheur de recevoir ses enseignements, ses confidences, d’être initiés à ses pensées à ses projets. Au moment de sa mort tout chez lui a été saisi, confisqué, et plus tard, aucun de ses papiers, à l’exception de ses titres de propriété, ne nous a été rendu. Nous avons été élevés par M. François-Jérôme Charpentier, notre grand-père maternel et notre tuteur. Il ne parlait jamais sans attendrissement de Danton, son gendre. M. Charpentier, qui habitait Paris, y mourut en 1804, à une époque où, sans doute, il nous trouvait encore trop jeunes pour que nous puissions bien apprécier ce qu’il aurait pu nous raconter de la vie politique de notre père, car il s’abstint de nous en parler. Du reste, il avait environ quatre-vingts ans quand il mourut; et, dans ses dernières années, son esprit paraissait beaucoup plus occupé de son avenir dans un autre monde que de ce qui s’était passé dans celui-ci. Après la mort de notre grand-père Charpentier, M. Victor Charpentier, son fils, fut nommé notre tuteur. Il mourut en 1810. Quoiqu’il habitât Paris, nous revînmes en 1805 à Arcis, pour ne plus le quitter. La fin de notre enfance et le commencement de notre jeunesse s’y écoulèrent auprès de la mère de notre père. Elle était affaiblie par l’âge, les infirmités et les chagrins. C’était toujours les yeux remplis de larmes qu’elle nous entretenait de son fils, des innombrables témoignages d’affection qu’il lui avait donnés, des tendres caresses dont il l’accablait. Elle fit de fréquents voyages à Paris; il aimait tant à la voir à ses côtés! Il avait en elle une confiance entière; elle en était digne, et, s’il eût eu des secrets, elle les eût connus, et nous les eussions connus par elle. Très souvent elle nous parlait de la Révolution; mais, en embrasser tout l’ensemble d’un seul coup d’œil, en apprécier les causes, en suivre la marche, en juger les hommes et les événements, en distinguer tous les partis, deviner leur but, démêler les fils qui les faisaient agir, tout cela n’était pas chose facile, on conviendra: aussi, quoique la mère de Danton eût beaucoup d’intelligence et d’esprit, on ne sera pas surpris que, d’après ses récits, nous n’ayons jamais connu la Révolution que d’une manière extrêmement confuse...
“Sa mère, d’accord avec tous ceux qui nous ont si souvent parlé de lui pour l’avoir connu, et que notre position sociale ne fera, certes, pas suspecter de flatterie, sa mère nous l’a toujours dépeint comme le plus honnête homme que l’on puisse rencontrer, comme l’homme le plus aimant, le plus franc, le plus loyal, le plus désintéressé, le plus généreux, le plus dévoué à ses parents, à ses amis, à son pays natal et à sa patrie. Quoi d’étonnant, nous dira-t-on? Dans la bouche d’une mère, que prouve un pareil éloge? Rien, sinon qu’elle adorait son fils. On ajoutera: Est-ce que pour juger un homme la postérité devra s’en rapporter aux déclarations de la mère et des fils de cet homme? Non, sans doute, elle ne le devra pas, nous ne convenons. Mais aussi, pour juger ce même homme devra-t-elle s’en rapporter aux déclarations de ses ennemis? Elle ne le devra pas davantage. Et pourtant que ferait-elle si, pour juger Danton, elle ne consultait que les ‘Mémoires’ de ceux qu’il a toujours combattus?...