Divers arrêtés ont ordonné le transport de vieilles armes qui se trouvent dans diverses fabriques ou arsenaux, pour les faire raccommoder dans les diverses villes dont la population offrait des ouvriers, et surtout dans les départemens limitrophes des pays révoltés....
Les ministres et les assemblées nationales ont mis trop peu d’importance à la manufacture de Saint-Etienne, depuis le commencement de la révolution.
Les ouvriers brûlaient du désir de travailler pour la république, mais le prix de l’arme ayant toujours été fixé au-dessous des déboursés du fabricant, ils ont travaillé pour les corps administratifs, dont la concurrence a augmenté la valeur. Le fer et le salarie de l’ouvrier sont augmentés de prix.
Des commissaires du pouvoir exécutif viennent de requérir tous les fabricans de porter à la commission de verification, toutes les armes qui sont en leur pouvoir, pour être expédies pour Bayonne, Perpignan, et Tours. Les livraisons se font chaque jour.
Les commissaires s’occupent de redonner la plus grande activité à la manufacture d’armes de Saint-Etienne, qui secondée par le patriotisme des ouvriers et de la municipalité, portera la fabrication à quatre ou cinq cents fusils ou pistolets par jour.
Il y a à Tulle un grand nombre d’armes à réparer, le comité en a fait distribuer à plusieurs départemens méridionaux; le ministre de la marine donne de l’activité à la manufacture de Tulle, pour armer nos marins. Dans ce moment, le commissaire Bouillet, envoyé par le conseil exécutif, est a Tulle, pour accélérer la fabrication des armes nécessaires à la marine, et pour connaître l’état des vieilles armes qu’on a entassés dans ce dépôt....
The following passages indicate the motives of what was to be the Terror, a system based, of course, upon the necessity for commissariat.
VIVRES.
Les vivres sont aussi nécessaires que les armes; on se plaint dans quelques armées organisées trop lentement, ou improvisées trop à la hâte, pour que tout ce qui leur était nécessaire fût préparé, et ces plaintes sont justes; nous accélérons l’approvisionnement des armées, autant qu’il est en nous, par le ministre et les administrations qui en dépendent. La latitude des pouvoirs donnés à vos comités, peut suppléer la faiblesse du ministère de la guerre l’insuffisance de ses agens, et la malveillance ou la torpeur de ses régies. Il est cependant des obstacles éprouvés par les régisseurs et par leurs agens, à cause des craintes propagées sur le manque de subsistances, et le comité s’est occupé de faire cesser ces obstacles.
L’administration chargée de l’approvisionnement des places de guerre a présenté au comité des états de situation rassurante sur l’approvisionnement des places les plus menacées: il lui a montré les dispositions générales prises pour les fournitures de subsistances dans toutes les divisions. Il en résulte que les évènemens imprévus de la Belgique, en ramenant subitement l’ennemi sur nos frontières, ont contrarié des calculs et nous ont privé des approvisionnements faits d’après un autre système; mais le comité presse les directeurs de pourvoir aux approvisionnements, et avertit sans cesse le ministre des autres besoins des armées, à mesure que ces besoins se démontrent ou que les plaintes nous parviennent. Un changement dans cette administration, dont vous nous avez renvoyé l’examen, mérite toute notre sollicitude, et se trouve être la suite inévitable des changements perpétuels dans le ministère de la guerre; changement qui entraîne celui de ses principes et de ses moyens.[165]