Le partie de l’habillement et de l’équipement, qui a coûté tant de trésors à la nation, a été mal fournie, mal administrée, et pillée dans la Belgique avec autant d’impudeur que de trahison.
Les fournisseurs, plus avares que patriotes, ont distribué à toutes les armées des étoffes de mauvaise qualité. Un force de prodigalité nationale payait les habits à l’avarice agioteuse qui les fournissait, et le soldat, au milieu des fatigues et des perils de la guerre, était sans habits ou en portait qui n’étaient pas de long usage.
Ces jours derniers il a défilé devant vous un détachement de braves soldats du régiment ci-devant Conti, qui allait vers les départemens révoltés. On n’aurait pas présenté au plus petit prince d’Allemagne, ou au plus pauvre de l’Italie, des troupes aussi mal vêtues; elles ont paru devant les représentans d’une nation qui dépense pour la guerre, chaque mois, plus de millions que plusieurs rois de l’Europe n’ont de revenu dans un an....
L’armée des Ardennes, réunie à celle du Nord, se forme sous les regards de commissaires actifs, et les recrues y abondent à un point que votre comité a cru devoir les faire refluer vers l’armee du Nord.
The next allusion is interesting as showing us the appreciation of what was to be the reinforcement of the army of Sambre-et-Meuse.
L’armée de la Moselle a pris des positions avantageuses. Réunie à celle du Rhin, elles annoncent que Mayence pourra devenir le tombeau des hordes prussiennes. L’esprit est bon dans cette armée, distinguée par la discipline, et les recrues s’y encadrent tous les jours.
On s’occupe à faire camper et exercer l’armée des Alpes, dont le recrutement est entièrement effectué. On fortifie tous les points de défense, et on augmente la garnison des places. Les recrues nombreuses qui y sont arrivées ont fourni un excédant de vingt-un mille hommes; vous avez disposé de huit mille contre les départemens révoltés. Les treize mille restans renforceront l’armée d’Italie, diminuée pour servir à la défense de la Corse, formeront une réserve ou renforceront l’armée des Pyrénées orientales.
Le département du Mont-Blanc s’est empressé d’organiser plusieurs bataillons et de prouver ainsi son attachement à la République; ils réclament des armes, et nous espérons qu’avec des moyens mis déjà en activité ils seront bientôt armés.
La révolte de Thonnes est appraisée et les coupables jugés. C’était la mêche d’une mine préparée sous le Mont-Blanc, et dont l’explosion était combinée avec la prochaine attaque des Piémontais et des Autrichiens.