L’armée d’Italie se prépare à défendre ce que la valeur et la liberté ont conquis à Nice. Mais des agitateurs y ont causé de la fermentation, comme dans l’armée des Alpes; ils y tenaient des propos injurieux à la Convention nationale; ils y parlaient de royauté, et se servaient du moyen de la paye en assignats pour altérer le bon esprit des troupes; des alarmes ont été jetées sur les subsistances, dont le comité s’occupe dans ce moment.

Le général de l’armée d’Italie a pris les moyens propres à découvrir les agitateurs et à les faire conduire au tribunal extraordinaire.

L’armée des Pyrénées a été la plus négligé et la plus mal pourvue en armes et en munitions, et c’est contre les troupes les plus féroces et les plus fanatiques qu’elles doivent défendre les plus belles contrées de la République.

Aussi nous sommes accablés tous les jours par des relations malheureuses qui ne sont que le triste résultat de la négligence de deux anciens ministres de la guerre qui n’ont jamais su penser qu’il existât une armée des Pyrénées....

The whole of the above is an interesting example of the detailed methods of the Committee, with its reiteration against the Girondin management of the war. It continues in much the same spirit.

Du côté de l’Océan, la trahison de quelque chef des Miquelets et la lâcheté d’une partie du régiment vingtième ont livré un point de la frontière. Une terreur panique produite par le mot de trahison et par des malveillans semés dans les petits camps formés sur l’extrème frontière, a désorganisé le peu de force qui y étaient arrivées, a découragé ceux qui y accouraient et forcé d’abandonner Andaye et tout le pays qui se trouve entre la rivière de Nivelle et la frontière pour ne former qu’un seul camp à Bidarre.

La discipline à rétablir, le courage à relever, étaient les premiers besoins de cette armée.

Nos commissaires se sont vus forcés d’établir provisoirement un règlement sévère de discipline. Ils nous disent que l’ennemi abat partout l’arbre de la liberté, fait les incursions sur les maisons des patriotes dans la partie française abandonnée; mais les habitans des campagnes ont le courage de ne pas obéir aux requisitions du général espagnol.

Il paraît qu’il n’est fort que de notre faiblesse, et que si des secours d’armes et d’artillerie sont portés a nos frères, notre territoire sera bientôt évacué. Le commandement de Bayonne est confié au patriote Courpon, et la citadelle de Saint-Esprit est défendue par des républicains. Vingt canons et quatre compagnies des canonniers de Paris y ont été envoyés en poste, et doivent avoir secouru cette frontière le 14 de ce mois; le camp de Bidarre se forme avec succès.

La division de l’armée des Pyrénées en deux grands parties, nous donnera plus de force pour une défense active au besoin: la terre y produit des bataillons d’hommes libres; nous leur devons des secours abondans, car ils ont été oubliés jusqu’à présent. On eût dit, en voyant l’état de ces frontières, que le complot était prêt, que la force devait envahir le Nord, tandis que la perfidie et l’indéfense livreraient le Midi. Mais l’intrépidité et l’enthousiasme des Méridionaux pour la liberté, est un obstacle invincible au succès des négligences ministérielles, des trahisons intérieures, et des succès que le perfide Pitt a promise à l’Espagne. Le camp se forme devant Bayonne et il a repris du terrain du côté d’Andaye; l’armée reprend l’attitude qui convient à des phalanges républicaines, et l’artillerie commence à y arriver avec des provisions.