Pokomams;—'Pokom, dont la racine pok désigne une sorte de tuf blanc et sablonneux.... La termination om est un participe présent. De Pokom vient le nom de Pokomam et de Pokomchi, qui fut donné à ces tribus de la qualité du sol où ils bâtirent leur ville.' Brasseur de Bourbourg, Hist. Nat. Civ., tom. ii., p. 122.
Quichés;—'La palabra quiché, kiché, ó quitze, significa muchos árboles.' Pimentel, Cuadro, tom. ii., p. 124. 'De quï beaucoup, plusieurs, et de che, arbre, ou de queche, quechelah, qechelah, la forêt.' Ximenez, in Brasseur de Bourbourg, Popol Vuh, p. cclxv.
Tarascos;—'Tarasco viene de tarhascue, que en la lengua de Michoacan significa suegro, ó yerno segun dice el P. Lagunas en su Gramática.' Pimentel, Cuadro, tom. i., p. 273. 'Taras en la lengua mexicana se dice Mixcoatl, que era el dios de los Chichimecas.' Sahagun, Hist. Gen., tom. iii., lib. x., p. 138. 'Á quienes dieron el nombre de tarascos, por el sonido que les hacian las partes genitales en los muslos al andar.' Veytia, Hist. Ant. Mej., tom. ii., p. 105; Brasseur de Bourbourg, Hist. des Nat. Civ., tom. iii., p. 57.
Tepanecs;—Tepan, 'stony place', from tetl, or tecpan, 'royal palace'. Buschmann, Ortsnamen, p. 92. 'Tecpantlan signifie auprès des palais.' Brasseur de Bourbourg, Popol Vuh, p. cx. 'Cailloux roulés sur la roche, te-pa-ne-ca, littéralement ce qui est mêlé ensemble sur la pierre; ou bien te-pan-e-ca, c'est-à-dire avec des petites pierres sur la roche ou le solide, e, pour etl, le haricot, frijol, étant pris souvent dans le sens d'une petite pierre sur une surface, etc.' Id., Quatre Lettres, p. 408.
Tlahuicas;—From tlahuitl, 'cinnabar', from this mineral being plentiful in their country. Buschmann, Ortsnamen, p. 93. Tlahuilli, 'poudres brillantes.' Brasseur de Bourbourg, Quatre Lettres, p. 422. 'Tlauia, alumbrar a otros con candela o hacha.' Molina, Vocabulario.
Tlapanecs;—'Y llámanlos tambien tlapanecas que quiere decir hombres almagrados, porque se embijaban con color.' Sahagun, Hist. Gen., tom. iii., lib. x., p. 135. From tlalpantli, 'ground'; may also come from tlalli, 'land'. Buschmann, Ortsnamen, p. 162. Tlapallan, 'terre colorée'. Brasseur de Bourbourg, Popol Vuh, p. lxiii. Tla, 'feu'. Id., Quatre Lettres, p. 416. 'Tlapani, quebrarse algo, o el tintorero que tiñe paños.' Molina, Vocabulario. Probably a synonym of Yoppi, q. v. Orozco y Berra, Geografía, pp. 26-7.
Tlascaltecs;—'Tlaxcalli, tortillas de mayz, o pan generalmente.' Molina, Vocabulario. Tlaxcalli, 'place of bread or tortillas', the past participle of ixca, 'to bake or broil'. Buschmann, Ortsnamen, p. 93.
Toltecs;—'Toltecayotl, maestria de arte mecanica. Toltecatl, official de arte mecanica. Toltecauia, fabricar o hazer algo el maestro.' Molina, Vocabulario. 'Los tultecas todos se nombraban chichimecas, y no tenian otro nombre particular sino este que tomaron de la curiosidad, y primor de las obras que hacian, que se llamaron obras tultecas ó sea como si digesemos, oficiales pulidos y curiosos como ahora los de Flandes, y con razon, porque eran sutiles y primorosos en cuanto ellos ponian la mano, que todo era muy bueno.' Sahagun, Hist. Gen., tom. iii., lib. x., p. 107. Toltecs, 'people of Tollan'. Tollan, 'place of willows or reeds', from tolin, 'willow, reed.' Buschmann, Ortsnamen, p. 76. 'Toltecatl était le titre qu'on donnait à un artiste habile.' Brasseur de Bourbourg, Hist. Nat. Civ., tom. i., p. 194. Tollan: 'Elle est frappante ... par l'identité qu'elle présente avec le nom de Metztli ou le Croissant. En effet, ce qu'elle exprime, d'ordinaire, c'est l'idée d'un "pays recourbé" ou incliné. Sa première syllabe tol, primitif de toloa, "abaxar, inclinar la cabeça," dit Molina, "entortar, encorvar," dit-il ailleurs, signifie donc baisser, incliner la tête, se tortuer, courber, ce qui, avec la particule locale lan pour tlan ou tan, la terre, l'endroit, annonce une terre ou un pays recourbé, sens exact du mot tollan. Du même verbe vient tollin, le jonc, le roseau, dont la tête s'incline au moindre vent; de là, le sens de Jonquière, de limné, que peut prendre tollan, dont le hiéroglyphe représente précisément le son et la chose, et qui paraît exprimer doublement l'idée de cette terre fameuse de la Courbe ou du Croissant, basse et marécageuse en beaucoup d'endroits suivant la tradition.... Dans sa (the word toloa) signification active, Molina le traduit par "tragar", avaler, engloutir, ce qui donne alors pour tollan, le sens de terre engloutie, abîmée, qui, comme vous le voyez, convient on ne peut mieux dans le cas présent. Mais si tollan est la terre engloutie, si c'est en même temps le pays de la Courbe, Metztli ou le Croissant, ces deux noms, remarquez-le, peuvent s'appliquer aussi bien au lieu où il a été englouti, à l'eau qui se courbait le long des rivages du Croissant, soit à l'intérieur des grandes golfes du nord et du midi, soit au rivage convexe, tourné comme le genou de la jambe, vers l'Orient. C'est ainsi qu'on retrouve l'identification continuelle de l'idée mâle avec l'idée femelle, du contenu et du contenant, de tollan, le pays englouti, avec tollan, l'océan engloutisseur, de l'eau qui est contenue et des continents qui l'enserrent dans leurs limites. Ajoutons, pour compléter cette analyse, que tol, dans la langue quichée, est un verbe, dont tolan est le passé, et qu'ainsi que tulan il signifie l'abandon, la nudité, etc. De tol, faites tor, dans la même langue, et vous aurez avec toran, ce qui est tourné ou retourné, comme en mexicain, de même que dans turn (touran) vous trouverez ce qui a été renversé, bouleversé de fond en comble, noyé sous les eaux, etc. Dans la langue maya, tul signifie remplir, combler, et an, comme en quiché, est le passé du verbe: mais si à tul on ajoute ha ou a, l'eau, nous avons Tuhla ou Tula, rempli, submergé d'eau. En dernière analyse, tol ou tul paraît avoir pour l'origine ol, ul, couler, venir, suivant le quiché encore; primitif d'olli, ou bien d'ulli, en langue nahuatl, la gomme élastique liquide, la boule noire du jeu de paume, qui devient le hiéroglyphe de l'eau, remplissant les deux golfes. Le préfixe t pour ti serait une préposition; faisant to, il signifie l'orbite de l'œil, en quiché, image de l'abîme que la boule noire remplit comme sa prunelle, ce dont vous pouvez vous assurer dans la figure de la page suivante; to est, en outre, l'aide, l'instrument, devenant tool; mais en mexicain, to, primitif de ton, est la chaleur de l'eau bouillante. Tol, contracté de to-ol, pourrait donc avoir signifié "le liquide bouillant", ou la venue de la chaleur bouillante, de l'embrasement. Avec teca, étendre, le mot entier tolteca, nous aurions donc, étendre le courbé, etc., et tol-tecatl, le toltèque, serait ce qui étend le courbé ou l'englouti, on bien l'eau bouillante, etc. Ces étymologies rentrent donc toutes dans la même idée qui, sous bien des rapports, fait des Toltèques, une des puissances telluriques, destructrices de la terre du Croissant.' Id., Quatre Lettres, pp. 118-20.
Totonacs;—From tototl and nacatl, 'bird-flesh'; or from tona, 'to be warm'. Buschmann, Ortsnamen, p. 13. 'Totonaco significa á la letra, tres corazones en un sentido, y tres panales en otro,' from toto, 'three', and naco, 'heart', in the Totonac language. Dominguez, in Pimentel, Cuadro, tom. i., pp. 226-7. 'Totonal, el signo, en que alguno nasce, o el alma y espiritu.' Molina, Vocabulario.
Tutul-Xius;—'Le nom des Tutul-Xiu paraît d'origine nahuatl; il serait dérivé de totol, tototl, oiseau, et de xíuitl, ou xíhuitl, herbe.' Brasseur de Bourbourg, in Landa, Rel. de las Cosas de Yucatan, p. 47.