M. de Saussure has carefully examined those same objects; and he seems inclined to think that they must have been the operation of the ocean; not in the common manner of depositing strata, but in some other way by crystallization. The present theory supposes all those masses formed originally in the ordinary manner, by the deposits or subsidence of materials transported in the waters, and that those strata were afterwards changed by operations proper to the mineral regions.
But the subject of the present investigation goes farther, by inquiring if, in the operations of the globe, a primary and secondary class of bodies may be distinguished, so far as the one may have undergone the operations of the globe, or the vicissitudes of sea and land, oftener than the other, consequently must be anterior to the later productions both in time and operation, although the original of all those bodies be the same, and the operations of the earth, so far as we see in the effects, always proceed upon the same principles. This is an extensive view of nature to which few have turned their thoughts. But this is a subject to which the observations described by this author have evidently a reference.
In his 113th letter, he has given us a view of one of those parts of the earth that are proper to be examined in determining this question so important in the genealogy of land, although no ways concerned in altering the principles upon which nature in forming continents must proceed.
It is in describing the nature of the mountains about Elbingerode; and he begins in ascending from Hefeld.
"Cette partie extérieure de la chaîne est primordiale: c'est du granit à Hereld et au commencement de la route; puis quand on passe dans d'autres vallées, on trouve les schistes et la roche grise dans tout le pied des montagnes: mais des qu'on est arrivé à une certain hauteur, on voit de la pierre à chaux par couches étendue sur ces matières; et c'est elle qui forme le sommet de ces mêmes montagnes; tellement que la plaine élevée, qui conduit à Elbingerode, est entièrement de pierre à chaux, excepté dans sa partie la plus haute ou cette pierre est recouverte des mêmes grès et sables vitrescibles qui sont sur le schiste du Bruchberg et sur la pierre à chaux dans la Hesse et le pays de Gottingue.
"Les environs d'Elbingerode étant plus bas que ces parties recouvertes de matières vitrescibles, montrent la pierre à chaux à nud; et l'on y trouve de très beaux marbres, dont les nuances jaunes, rouges et vertes sont souvent très vives, et embellies par les coupes des corps marins.
"Cependant le schiste n'est pas enseveli partout sous ces dépôts de la mer; on le retrouve en quelques endroits, et même avec de filons.
"Ainsi au milieu de ces matières calcaires qui forment le sol montueux des environs d'Elbingerode, paroît encore le schiste sur lequel elles ont été déposées: Et en montant à la partie la plus élevée de ces mêmes environs, on trouve que la pierre à chaux est recouverte elle-même d'une pierre sableuse grise par couches, dans laquelle on voit quantité de petits fragmens de schiste posés de plat. C'est la que se trouve une des mines de fer dont le minerai va en partie à la Koningshutte, mais en plus grande partie à la Rothechutte, qui n'est qu'à une lieue de distance. On perce d'abord la couche sableuse; sous elle se trouve de la pierre à chaux grise; puis une couche de pierre à chaux ferrugineuse, remplie de corps marins, et surtout d'entroques: C'est cette couche qui est ici le minerai; et elle appartient à la formation de cette éminence comme toutes les autres couches. Cette mine se nomme bomshey: elle n'est pas riche; mais elle sert de fondant aux matières ferrugineuses tirées des filons des montagnes primordiales en même tems qu'elle leur ajoute son fer dans la fonte. A quelque distance de là on a percé un autre puits; qui a transversé d'abord une sorte de pierre, que je ne saurois nommer, mais qui ressemble fort à une lave poreuse. Au dessous de cette couche on a retrouvé la pierre à chaux ordinaire; puis la couche ferrugineuse y continue; mais elle diffère un peu de ce qu'elle est dans l'autre mine, une partie de sa substance étant convertie en jaspe.
"Mais ce qui est digne de la plus grande attention dans cette contrée, est un filon peu distant nomme Buchenberg, qui appartient en partie au Roi, et en partie à Mr. le Comte de Wernigerode. La montagne en cette endroit montre une vallée artificielle de 70 à 80 pieds de profondeur, de 20 à 30 de largeur dans le haut, et de 400 toises en étendue. C'est le creusement qu'on a déjà fait en suivant ce filon de fer, que l'on continue à exploiter de la même manière sur les terres de Mr. le Comte de Wernigerode. La matière propre de la montagne est de schiste; et la vallée qui se forme de nouveau à mesure qu'on enlève la gangue du filon, a sûrement déjà existé dans la mer sous la forme d'une fente, qui a été remplie, et en particulier des ingrédiens dont on fait aujourd'hui le fer."
Here is a supposition of our author that corresponds to nothing which has yet been observed any where else, so far as I know. It is concerning a mineral vein, one which does not appear to differ in any respect from other mineral veins, except in being worked in that open manner which has given our author an idea of its being a valley. He then supposes that valley (or rather empty vein) to have been in this mountain when at the bottom of the sea, and that this mineral vein had then been filled with those materials which now are found in that space between the two sides of the separated rock. This is a very different operation from that of infiltration, which is commonly supposed to be the method of filling mineral veins; but, we shall soon see the reason why our author has here deserted the common hypothesis, and has adopted another to serve the occasion, without appearing to have considered how perfectly inconsistent those two suppositions are to each other. That mineral veins have been filled with matter in a fluid state, is acknowledged by every body who has either looked at a mineral vein in the earth, or in a cabinet specimen; mineralists and geologists, in general, suppose this to have been done by means of solutions and concretions, a supposition by no means warranted by appearances, which, on the contrary, in general demonstrate that the materials of those veins had been introduced in the fluid state of fusion. But here is a new idea with regard to the filling of those veins; and, I would now beg the reader's attention to the facts which follow in this interesting description, and which have suggested that idea to our author.