«It may be interesting to hear our author's reasoning upon this subject, more especially as it will give more faith or light, if it were possible, to his descriptions, which are irreproachable.
«§ 473. Il s'agiroit à present de dire quelle force a pu donner à ces couches cette situation; comment elles out pu être retroussées de façon que les plus basses soient devenues les plus élevées?
«La première idée qui se présente est celle des eaux souterrains. Ce qui pourroit même faire soupçonner que ces couches ont été réellement relevées par une force souterraine c'est que, sur la droite du rocher qu'elles forment, il y à un vide ou il manque à peu-pres ce qu'il faudroit pour former la hauteur de la cascade; car la montagne que l'on voit sous les lettres g et h, est sur une ligne beaucoup plus reculée. Sur la droite de ce vide ces couches recommencent sur la ligne de celles qui sont recourbées; on les voit coupées à pic de leur coté, avec les mêmes couleurs, la même épaisseur, mais dans une situation horizontale.
«J'ai observé dans plus d'une montagne des couches ainsi retroussées, aupres desquelles on voit le vide qu'elles paroissent avoir laissé en se repliant sur elles mêmes.
«Dans l'ober Hasli la vallée de Meiringen au dessus du village de Stein.
«Dans le canton de Uri, sur le bords du lac de Lucerne, on en voit aussi plusieurs exemples bien distincts.
«Une montagne plus rapprochée de notre cascade, et qui presente aussi ce phénomène, est située derrière elle au nord-est entre le village de Seiz et les granges des Fonds. Cette montagne porte le nom d'Anterne. Elle est plus élevée que celle du Nant d'Arpenaz, ses couches forment des arcs concentriques plus grands et plus recourbés encore, et l'on voit de même à leur droite un vide qu'elles semblent avoir laissé en se levant et se repliant sur la gauche.
«Mais malgré ces observations, ce n'est pas sans peine que j'ai recours à ces agens presque sur-naturelles, sur-tout quand je n'aperçois aucun de leurs vestiges; car cette montagne et celle d'alentour ne laissent apercevoir aucune trace du feu. Je laissé donc cette question en suspens; j'y reviendrai plus d'une fois, et même avant la fin de ce chapitre.
«Il faut à present jetter un coup-d'oeil sur les montagnes de l'autre coté de l'Arve.
«§ 474. Vis-à-vis de la cascade de l'autre coté de la rivière, on voit un chaine de montagnes extrêmement élevées, qui présentent leurs escarpemens au dessus de Sallenche, et contre le Mont Blanc. Leurs couches descendent par conséquent vers la vallée du Reposoir, située à leur pied au nord-ouest.