«Mais au pied des escarpemens de cette même chaine, on voit une rangée de bases montagnes paralleles à sa direction, inclinées en appui contre ses escarpemens et qui descendent en pente douce vers Sallenche; de même encore une fois qu'au mont Saleve.
«§ 475. De la cascade jusques à St Martin, on voit fréquemment à sa gauche des couches singulièrement contournées, et toujours dans cette espèce de pierre calcaire brune que nous suivons depuis si long-tems. Quelques-unes de ces couches forment presqu'un cercle entier, les plus remarquables sont à une demi-lieue de la cascade. Elles représentent des arcs dont les convexités se regardent à peu près comme dans un X; mais avec des plans situes obliquement entre les deux convexités, et des couches planes et horizontales immédiatement au-dessus de l'arc de la gauche.
«Ces diverses couches sont si bien suivies dans tous leurs contours, et si singulièrement entrelacées que j'ai peine à croire qu'elles ayent été formées dans une situation horizontale, et qu'ensuite des bouleversemens leur ayent donné ces positions bizarres.
«Déjà il faudroit supposer que ces bouleversemens se sont faits dans un tems ou ces couches étoient encore molles et parfaitement flexibles, car on n'y voit rien de rompu, leurs courbures, même les plus angulaires, sont absolument entières.
«Ensuite il faudroit, que ces couches, dans cet état de mollesse, eussent été froissées et contournées d'une maniere tout-à-fait étrange, et presqu'impossible à expliquer en détail. D'ailleurs des explosions souterraines rompent, déchirent, et ne soulèvent pas avec le ménagement qu'exigeroit la conservation de continuité de toutes ces parties.
«La crystallization peut seul, à mon avis, rendre raison de ces bizarreries; nous voyons, comme je l'ai déjà dit, des albâtres formés pour ainsi dire sous nos yeux par de vrayes crystallizations dans les crevasses, et dans les cavernes des montagnes, presenter des couches dans lesquelles on observe des jeux tout aussi singuliers[2].»
Footnote 2:[ (return) ] M. de Saussure would explain the various shape and contortions of strata upon the principles of crystallization; but surely he has not adverted to the distinction of crystallization as an operation giving form or shape, and as giving only solidity or hardness, which last, it is apprehended, is the only sense in which our author here considers crystallization, although, from the way in which he has employed this principle, it would seem that it is the figure which is to be explained by it. This conjecture is supported by the example of alabaster or stalactites, with which he compares the section of those mountains; for, in the example of implicated figures of the stalactite marble, similar to those of the present distorted strata, crystallization has nothing to do with that part of the figure which corresponds to the case now under consideration; it forms indeed certain figures of crystals in the mass by which also the configuration of some minute parts, affected by those crystals, is determined; but the figure of those alabasters, which is to be compared with the present subject, arises solely from the current of petrifying water along the surface of the mass. This mass, therefore, being formed by succession from that water, crystallising calcareous earth, and carrying colouring parts of other earth, gives an appearance of stratification to a figure which is absolutely inconsistent with stratification; an operation which is performed by depositing materials at the bottom of the sea, and which the marine bodies contained in some of the strata sufficiently attest.
«Je ne repugnerois donc pas à croire que le rocher de la cascade a pu être formé dans la situation dans laquelle il se presente; si ce vuide à sa droite, ses couches qui, bien que suivies, montrent pourtant quelques ruptures dans les flexions un peu fortes, et ses grands bancs de cette pierre grise compacte, qui n'est point si sujette à ces formes bizarres, n'éstablissoient pas une difference sensible entr'elles et celles que nous venons examiner.»
It is impossible to be more impartial than M. de Saussure has proved himself to be on this occasion, or to reason more in the manner in which every philosopher ought to reason on all occasions.
But to see the full value of this author's impartiality, notwithstanding of his system, let us follow him in the second volume of Voyages dans les Alpes. It is in chap. XX. entitled, Poudingues de Valorsine, that we find the following description, with his reasoning upon that appearance.