[216:1]

"C'est avec la plus grande joie que M. D'Angiviller a l'honneur d'informer Monsr. Hume que la philosophie n'a plus de larmes à répandre. D'Alembert est comme hors d'affaire. Il a été transporté chez Watelet. Il s'en trouve fort bien: il plaisante, il dit de bons mots et s'impatiente. Tout cela est de bon augure. Duclos a dit assez plaisamment le jour que l'on a transporté le malade chez Watelet. Voicy un jour remarquable, c'est aujourd'huy que l'on a sevré D'Alembert; nous sommes surs au moins qu'il n'y a pas de miracle à cette guérison; les prêtres n'ont pas prié pour lui. Mr. D'Angiviller a l'honneur d'assurer Monsieur Hume de l'attachement profond et de la vénération dont il est pénétré pour lui."

"Ce Mardi 30."

The Earl Marischal writes thus:—

"Potsdam, 11th September, 1764.

"Le plaisir de votre lettre, et l'assurance d'amitié de Madame Geoffrin et de Monsieur D'Alembert a été bien rabattu par ce que vous me dites de l'état de la santé de M. D'Alembert. Sobre comme il est à table—comment peut-il avoir des maux d'estomac? Il faut qu'il travaille trop de la tête à des calculs, ou qu'il allume sa chandelle par les deux bouts. C'est cela sans doute. Renvoyez-le ici à mon hermitage. Je le rendrai à sa, ou ses belles, frais, reposé, se portant à merveille.

"Apropos de mon hermitage dont M. de Malsan vous a fait la description, il a voyagé avec Panurge, et a été chez oui-dire tenant école de temorgnerie. Primo, ma petite maison ne subsiste pas—par conséquence mon grand hôte ne pouvoit m'y honorer de sa présence. 2do, Elle ne sera pas si petite, ayant 89 pieds de façade avec deux ailes de 45 pieds de long. Le jardin est petit, assez grand cependant pour moi, et j'ai une clef pour entrer aux jardins de Sans-Souci. Il y aura une belle salle avec un vestibule, et un cabinet assez grand pour y mettre un lit, tout apart des autres apartements. Si D'Alembert venoit, il pouroit y loger, et prendre les eaux; mais il est peu-que probable, que le grand hôte me disputeroit, et emporteroit cet avantage. En attendant son arrivée, j'y logerai mon ancien ami Michel de Montaigne, Ariosto, Voltaire, Swift, et quelques autres.

"Dites à D'Alembert que j'ai une vache pour lui donner de bon lait. Cela le contentera plus que les cent mille roubles qu'on lui a offert. N'a pas bon lait qui veut, et vir sapiens non abhorrebit eam, comme disoit Maître Janotus de ses chausses."

[218:1] If we are to trust the story told by Marmontel, and repeated by others who should be equally well informed, her conduct, put in plain language, comes to this. That she had made up her mind to raise her position by a distinguished marriage. That in this view, looking to one object after another, she finally determined boldly to experiment on M. Mora, the son of the Spanish ambassador. That as this young gentleman had been recalled by his family to Spain, she fraudulently procured a certificate from an eminent physician, to the effect that a return to the climate of France was essential to his safety; and that he died on his journey back. But not less singular than the tale itself, is the good-humoured simplicity with which it is told, as something rather commendable than otherwise. Marmontel tells it, not omitting to state how he used to run to the post-office for M. Mora's letters, in the midst of that amusing series of sketches, the leading charm of which is their amiable author's utter unconsciousness that his narrative is ever likely to be scrutinized by people so educated and trained, as to look upon his pleasant frailties as detestable vices, and the whole system of society, so loveable and interesting in his eyes, as hideous. These things indeed are mysteries; and read and ponder as we may, we cannot enter into their spirit, but must view them as strange, distant, and unnatural objects.

There is reason, however, to believe, that Marmontel's account of L'Espinasse is far from being accurate. See the article on Deffand's and L'Espinasse's letters, in The Edinburgh Review , vol. xv. p. 459, where, as also in the article, vol. xvii. p. 290, a fuller view of the character of the French literary circles of that day will be found than any where else in the English language. The doubts of Marmontel's accuracy in the former of these articles, are singularly confirmed by the Memoires of Marmontel's uncle-in-law, Morellet, published in 1832, see vol. ii. p. 276.