[354:2] MS. R.S.E.

[354:3] "Le hasard a voulu que la plus part de vos amis, et surtout ceux à qui vous me conseillez de lire votre lettre, se soient trouvés rassemblés chez Mlle. de L'Espinasse presque au moment que je l'ai reçue; Mr. Turgot, Mr. L'Abbé Morellet, Mr. Roux, Mr. Saurin, Mr. Marmontel, Mr. Duclos. Tous unanimement, ainsi que Mlle. de L'Espinasse et moi sommes d'avis, que vous devez donner cette histoire au public, avec toutes ses circumstances. Voici ce que nous vous conseillons—je dis nous, car je parle ici au nom de tous. Vous commencerez d'abord par dire que vous savez que Rousseau travaille à ses mémoires, qu'il fera sans doute mention de sa querelle avec vous, qui a fait trop de bruit pour qu'il ne cherche pas à la tourner à son avantage, que les mémoires pourront paroître ou après votre mort ou aprés la sienne: que dans le 1er cas, comme vous l'observez vous-même, personne ne pourra vous justifier; que dans le second, votre défense seroit sans force; que vous avez donc cru devoir donner vous même toute cette histoire au public, afin que Mr. Rousseau réponde s'il le peut. Ensuite vous entrerez dans le détail, et dans le plus grand détail, mais surtout, et c'est une chose absolument essentielle et que nous vous recommendons tous—vous vous bornerez aux faits, exprimés simplement et nettement, sans aigreur, sans la moindre injure, sans même de réflexions sur le caractère de Rousseau et sur ses écrits; vous rapporterez vos lettres et les siennes; celle qu'il vous a écrite le 23 juin suffiroit seule pour le faire condamner, vous ne direz point, du moins trop souvent, que vous êtes son bienfaiteur—tout le monde le sait assez. Enfin mon cher ami, nous vous recommendons, et nous vous conjurons de mettre dans cette brochure la plus grande modération mais en même temps la plus grande clarté."—MS. R.S.E.

[355:1] Walpole's "Narrative."

[357:1] "Vous devez être bien étonné, Monsieur, de n'avoir encore reçu aucune lettre sur la publication de votre mémoire, et il y a en cela beaucoup de ma faute. J'avois dit à M. D'Alembert que j'aurois l'honneur de vous écrire. Il a compté sur moi. Le Baron D'Holbach a compté sur nous deux, et moi j'ai compté aussi sur eux; voilà ce qui fait qu'il n'y a rien que d'avoir plusieurs domestiques pour être mal servi."

Stating, that he has sent a copy of the collection by post, he proceeds:

"Vous avez désiré que je fusse votre traducteur, et je n'avois pas besoin de tous les sentimens qui m'attachent à vous, pour me charger de ce travail, avec plaisir. Votre cause me paroisoit celle des honnêtes gens et surtout celle des amis de la philosophie. Il y a long-tems que je regardois Rousseau comme un profond et dangereux charlatan, qui avoit passé sa vie à recevoir des bienfaits de tout le monde, et à faire tout le mal qu'il avoit pu à ceux qui lui avaient fait le plus de bien. . . Vous trouverez sans doute, Monsieur, qu'on a pris bien des libertés avec votre texte: il y a beaucoup de passages altérés, et suprimés: mais il n'y a aucun changement qui n'ait été fait par M. D'Alembert ou de son consentement, et toujours pour des raisons que vous aprouverez vraisemblement."

[358:1] New Monthly Magazine, (original series,) No. 72.

[358:2] The letter is dated Ferney, 24th Oct. 1766. Oeuvres de Voltaire, ed. 1789, lxiv. 495. Probably Hume never received this letter. It is not in the MSS. R.S.E., and Voltaire was known to be in the habit of writing to people through the press. Hume, however, states, in a note to the narrative of his controversy, that he had had a letter from Voltaire about three years before. There is no trace of it among his papers.

[360:1] MS. R.S.E.

[360:2] MS. R.S.E.