Après un violent combat intérieur, après une véritable crise dont fut témoin, seul témoin d’ailleurs, mon ami et substitut Bloch-Laroque, je me suis décidé, contraint par la violence morale exercée sur moi, à obéir.
J’ai fait venir Monsieur le président Bidault de L’Isle.
Je lui ai exposé avec émotion la situation où je me trouvais. Finalement, M. Bidault de L’Isle consentit, par affection pour moi, à la remise demandée.
Le soir même, c’est-à-dire le jeudi 30 mars, je suis allé chez M. le président du Conseil et lui ai dit ce que j’avais fait.
Il a paru fort content.
Je l’étais beaucoup moins.
Dans l’antichambre j’avais vu M. du Mesnil, directeur du Rappel, journal favorable à Rochette et m’outrageant fréquemment. Il venait, sans doute, demander si je m’étais soumis.
Jamais je n’ai subi une telle humiliation.
Ce 31 mars 1911.
V. Fabre.