Euphorbe.—— L’amour rend tout permis, Un véritable amant ne connoît point d’amis.
Cinna, act 3. sc. 1.
Cesar. Reine, tout est paisible, et la ville calmée,
Qu’un trouble assez leger avoit trop alarmée,
N’a plus à redouter le divorce intestin
Du soldat insolent, et du peuple mutin.
Mais, ô Dieux! ce moment que je vous ai quittée,
D’un trouble bien plus grand à mon ame agitée,
Et ces soins importuns qui m’arrachoient de vous
Contre ma grandeur même allumoient mon courroux.
Je lui voulois du mal de m’être si contraire,
De rendre ma presence ailleurs si necessaire.
Mais je lui pardonnois au simple souvenir
Du bonheur qu’a ma flâme elle fait obtenir.
C’est elle dont je tiens cette haute espérance,
Qui flate mes desirs d’une illustre apparence,
Et fait croire à Cesar qu’il peut former de vœux,
Qu’il n’est pas tout-à-fait indigne de vos feux,
Et qu’il peut en pretendre une juste conquête,
N’ayant plus que les Dieux au dessus de sa tête.
Oui, Reine, si quelqu’un dans ce vaste univers
Pouvoit porter plus haut la gloire de vos fers;
S’il étoit quelque trône où vous puissiez paroître
Plus dignement assise en captivant son maître,
J’irois, j’irois à lui, moins pour le lui ravir,
Que pour lui disputer le droit de vous servir;
Et je n’aspirerois au bonheur de vous plaire,
Qu’aprés avoir mis bas un si grand adversaire.
C’etoit pour acquerir un droit si précieux,
Que combatoit par tout mon bras ambitieux,
Et dans Pharsale même il a tiré l’epée
Plus pour le conserver, que pour vaincre Pompée.
Je l’ai vaincu, Princesse, et le Dieu de combats
M’y favorisoit moins que vos divins appas.
Ils conduisoient ma main, ils enfloient mon courage,
Cette pleine victoire est leur dernier ouvrage,
C’est l’effet des ardeurs qu’ils daignoient m’inspirer;
Et vos beaux yeux enfin m’ayant fait soûpirer,
Pour faire que votre ame avec gloire y réponde,
M’ont rendu le premier, et de Rome, et du monde;
C’est ce glorieux titre, à présent effectif,
Que je viens ennoblir par celui de captif;
Heureux, si mon ésprit gagne tant sur le vôtre,
Qu’il en estime l’un, et me permette l’autre.
Pompée, act 4. sc. 3.
The last class comprehends sentiments that are unnatural, as being suited to no character nor passion. These may be subdivided into three branches: first, sentiments unsuitable to the constitution of man and the laws of his nature; second, inconsistent sentiments; third, sentiments that are pure rant and extravagance.
When the fable is of human affairs, every event, every incident, and every circumstance, ought to be natural, otherwise the imitation is imperfect. But an imperfect imitation is a venial fault, compared with that of running cross to nature. In the Hippolytus of Euripides[61], Hippolytus, wishing for another self in his own situation, How much (says he) should I be touched with his misfortune! as if it were natural to grieve more for the misfortunes of another than for one’s own.
Osmyn. Yet I behold her—yet—and now no more.
Turn your lights inward, Eyes, and view my thought,
So shall you still behold her—’twill not be.
O impotence of sight! mechanic sense
Which to exterior objects ow’st thy faculty,
Not seeing of election, but necessity.
Thus do our eyes, as do all common mirrors,
Successively reflect succeeding images.
Nor what they would, but must; a star or toad;
Just as the hand of Chance administers!
Mourning Bride, act 2. sc. 8.
No man, in his senses, ever thought of applying his eyes to discover what passes in his mind; far less of blaming his eyes for not seeing a thought or idea. In Moliere’s L’Avare[62], Harpagon being robbed of his money, seizes himself by the arm, mistaking it for that of the robber. And again he expresses himself as follows:
Je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute ma maison; à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi.
This is so absurd as scarce to provoke a smile if it be not at the author.
Of the second branch the following are examples.