"Peuple double et cruel, dont les suprêmes loix Sont les loix de la force et de la tyrannie, Dont le cœur est couvé de rage et félonie Dont l'œil se paist de meutre et n'a rien de plus cher Que voir le sang humain sur la terre espancher."[188]
And now that no hope of liberty remains, the royal captive longs for the death which she believes to have already been prepared for her. At this point there is a really dramatic situation. The sorrowing Queen has scarcely been assured by the Chorus that her enemies will not dare proceed to such extremes, when a page announces the approach of a royal messenger. It is Davison. He has come to make her death sentence known to the prisoner, who welcomes it as the news of her speedy deliverance.
The fourth act is a lofty elegy—Mary's farewell to the world. The tender and touching lines with which it opens indicate the spirit with which it is animated throughout.
"Voici l'heure derniére en mes vœux désirée Où je suis de longtemps constamment préparée; Je quitte sans regret ce limon vitieux Pour luire pure et nette en la clarté des Cieux, Où l'esprit se radopte à sa tige éternelle, Afin d'y refleurir d'une vie immortelle. Ouvre-toi, Paradis!... Et vous anges tuteurs des bienheureux fidéles, Déployez dans le vent les cerceaux de vos ailes, Pour recevoir mon âme entre vos bras, alors Qu'elle et ce chef royal voleront de mon corps ... Humble et dévotieuse, à Dieu je me présente Au nom de son cher fils, qui sur la croix fiché Dompta pour moi l'Enfer, la mort et le péché ... Tous ont failli, Seigneur, devant ta sainte face; Si par là nous étions exilés de ta grâce, A qui serait enfin ton salut réservé? Qu'aurait servi le bois de tant de sang lavé?"[189]
In the fifth act, devoted to the usual narrative of the catastrophe, a messenger tells the Master of the Household how nobly and bravely his mistress met her death:
"Comme elle est parvenue au milieu de la salle, Sa face paroist belle encor qu'elle soit palle, Non de la mort hastée en sa jeune saison, Mais de l'ennuy souffert en si longue prison.
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Comme tous demeuroient attachez à sa veue De mille traits d'amour mesme en la mort pourveue, D'un aussi libre pied que son cœur estoit haut, Elle monte au coupeau du funebre eschaffaut, Puis sousriant un peu de l'œil et de la bouche: Je ne pensois mourir en cette belle couche; Mais puis qu'il plaist à Dieu user ainsi de moi, Je mourray pour sa gloire en deffendant ma foy. Je conqueste une Palme en ce honteux supplice, Où je fay de ma vie à son nom sacrifice, Qui sera celebrée en langages divers; Une seule couronne en la terre je pers, Pour en posseder deux en l'eternel Empire, La Couronne de vie, et celle du Martyre.
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Ce dit sur l'eschaffaut ployant les deux genoux, Se confesse elle mesme, et refrappe trois coups Sa poitrine dolente et baigne ses lumieres De pleurs devotieux qui suivent ses prieres.