Mons. Guizot records in his “Mémoires” (Vol. VIII., p. 571) a proceeding on the part of certain members of the Liberal party which caused him much surprise, but of which he accepts an explanation that might probably not have been equally satisfactory to everybody.
“Le lendemain, 22 Février (1848), non pas l’opposition toute entière, mais cinquante-deux de ses membres firent connaître quels étaient les nouveaux et graves devoirs qu’ils se proposaient de remplir; ils déposèrent, sur le Bureau de la Chambre des Députés, une proposition pour la mise en accusation du Ministère, à raison de sa politique, extérieure et intérieure, dans tout le cours de son administration.”
It is beyond our present range to travel so far into subsequent history, but mention must not be altogether omitted of the intimate connection between the Spanish Marriages and an event of far greater importance than the Revolution of 1848, the war between France and Germany in 1870-1, originating in the vacancy on the Spanish throne.
Touching the Revolution of 1848, there is but one letter of Thiers to Panizzi, and this bears more on the immediate incidents of the abdication, and on the culpable weakness of the King himself, than on the causes that led to his dethronement.—
“Paris, 20 Mars, 1848.
“Mon cher Panizzi,
Je vous remercie de votre aimable souvenir. J’ai traversé, depuis que nous n’avons plus eu de communications, d’affreuses vicissitudes. J’ai vu tomber la monarchie de 1830 par le sot entêtement de Louis-Philippe, et la folle imprévoyance de ses ministres. Après avoir refusé au parti libéral toute satisfaction raisonnable, après s’être réduit à la triste nécessité de verser le sang pour défendre un odieux système, on avait dans Paris 16,000 hommes de troupes, dispersés de Vincennes à Chaillot, dont 4,000 seulement aux Tuileries (point décisif).
Ceux-ci avaient dix cartouches par homme, et point de vivres. Ce que je vous dis je l’ai vu de mes yeux. Le Roi m’a appelé quand il n’était plus temps de le sauver, c’est-àdire au milieu de la nuit qui a précédé sa chute. Je ne lui ai pas dissimulé l’extrémité du péril, qui ne laissait presque aucune espérance. Si dans ce moment il avait fait les concessions nécessaires, peut-être aurions-nous pu arrêter l’insurrection; mais il ne m’a accordé la dissolution de la Chambre des Députés qu’à dix heures du matin (il m’avait appelé à trois heures de la nuit) et il a été obligé d’abdiquer à onze heures. Il a toujours fait toutes les choses trop tard, et quand elles ne valaient plus rien. On dit que M. Guizot fait le fier à Londres. Il a bien tort, car il a joint à un système absurdement provocateur une imprévoyance fabuleuse dans les moyens de défense.
Je suis resté par honneur auprès du Roi jusqu’à la dernière minute. Je me suis retiré après, et j’ai failli être égorgé par la populace, qui trois heures auparavant criait: vive Thiers!, à tue-tête. Je suis depuis demeuré en repos, et j’y demeurerai tant que je pourrai.
On me porte dans mon département; j’ai déjà refusé de l’être dans plusieurs autres départements. Je crois que je serai élu, sans en être certain, car ce nouveau suffrage universel recèle un inconnu impénétrable.