J’ai reconnu votre amitié à la façon dont vous avez bien voulu me présenter à mon futur collègue: j’espère vivre avec lui en d’aussi bons termes politiques qu’avec vous, bien que ce ne soit pas toujours facile sur le terrain de Constantinople. Je suis sûr, tout au moins, que nous nous querellerons aussi amicalement qu’avec Goschen qui a emporté de moi, m’assure-t-on, le souvenir affectueux qu’il m’a laissé. Nous n’avons pas toujours été du même avis, mais notre intimité n’en a jamais souffert,—au contraire, et notre estime réciproque s’est accrue de toute la déférence qu’une paire de poings solides inspire à une autre paire de même trempe.
Comme je ne connais pas encore Dufferin, j’ai le droit de vous dire, mon cher ami, que c’est vous que je désirais ici et que la nomination a même été une déception pour moi. Vos instincts ‘rather pugnacious’ trouveraient ici matière à ample satisfaction: Old Turkey (vous êtes libre à traduire ‘le vieux dindon’) est plus fanatique et plus réfractaire que jamais à l’influence européenne. De plus, il n’y a plus de Gouvernement turc: le Sultan, ou pour mieux dire le Khalifa, comme il se plaît à se désigner lui-même dans les notes qu’il nous adresse, a tout confisqué et prétend tout faire pour lui-même, sûr moyen de ne rien faire. La Porte n’est plus qu’un décor de théâtre qui s’ouvre sur le vide.
Goschen a apporté ici plus d’illusions qu’il n’en remporte. Je l’avais prévenu dès son arrivée.
Nous venons cependant, après une année du plus dur labeur, de résoudre les deux questions Monténégrine et Grecque. Je vais me reposer sur ce double succès. Je pars dans huit jours pour Vichy via Paris et je laisserai à mon Chargé d’Affaires le soin et l’honneur de combattre à côté de Lord Dufferin dans la question arménienne, ‘confound it!’ Nous avons sué huit jours, Goschen et moi, à rédiger la fameuse note en faveur de réformes arméniennes. La Porte s’en est émue comme d’une noisette.
CHAPTER XXIV.
1881-1884.
The monotonous tale of Moorish apathy is continued, only diversified by occasional gleams of hope that he had succeeded in rousing the Sultan to a sense of his position—a hope never fulfilled. Thus on January 19, 1881, Sir John writes from Tangier:—
Things are looking better in the interior. The Sultan has addressed energetic letters to all the Governors, rebuking them for the state of misgovernment, and threatening his dire displeasure if murderers and malefactors are not arrested and punished.
Entre nous, I have pulled this wire; but His Sultanic Majesty might almost as well have addressed me a letter on the state of Ireland.
Now I am at work for the revision of our Convention of Commerce, as instructed by the Foreign Office. Merchants of course expect much, far more than I can obtain. I am communicating with some who are very sanguine. I have pointed to the conduct of civilised Governments who reject liberal measures, and ask how they can expect ignorant folk like Moorish Ministers to introduce free trade.