F.O., March 11th, 1841.

My Lord,—With reference to Your Excellency's despatch No. 38 of the 2nd instant reporting Prince Metternich's objections to the Prussian scheme for regulating the position of the Christians in Syria, I have to inform Your Excellency that H.M.'s Government agree very much with Prince Metternich's as to that scheme.

P.
(F.O. Docs. 1/296.)

Memorandum of Austrian Government delivered to Lord Palmerston by Prince Esterhazy, March 31, 1841.

Sur le Mémorandum du 3 Février[141] et le mémoire Prussien, relativement à la protection des Chrétiens en Syrie.

La différence entre le mémorandum du 3 fév. et le mémoire prussien consiste en ce que le premier fournit un moyen pratique pour porter remède au mal existant, sans entreprendre une reforme dangereuse, tandis que l'autre tend à introduire un nouvel ordre de choses en faveur de la représentation de l'Église évangélique, par des moyens inexécutables.

Le travail du 3 fevr. se base sur la vérité, que ni les populations chrétiennes sédentaires et mouvantes, ni les couvens des trois confessions, catholique, grecque et arménienne, n'ont jamais eu à se plaindre d'un manque de tolérance musulmane. C'est un témoignage irrécusable qu'on peut recueillir sur les lieux auprès de ceux même qui y sont les plus intéressés.

Des firmans sans nombre, relatifs à des privilèges et à la donation de lieux saints aux environs de Jérusalem, Bethléhem et Nazareth se trouvent déposés aux archives des différens couvens, et s'ils n'ont point été mis en exécution et forment le sujet de disputes continuelles entre les trois confessions, la faute n'en est pas au Gouvernement Turc, mais uniquement à la vénalité des Musselims, comme autorités locales.

L'exécution des firmans toujours mise arbitrairement à un prix très élevé est devenu de la part des Musselims une spéculation financière.

La désunion regrettable qui règne entre les confessions, ou comme on les appelle sur les lieux, les trois nations, exploite cette corruptibilité, tantôt pour suspendre l'exécution d'un firman jalousé, tantôt pour obtenir moyennant l'intervention du Musselim un second firman annullant le premier, ce qui a surtout lieu, lorsqu'il s'agit de la donation d'un lieu saint. En pareil cas la confession la plus offrante est sûre d'atteindre son but et rien n'est plus à désirer que la punition sévère du trafic illicite et honteux, qui se pratique avec les firmans et l'irrévocabilité de ceux une fois émanés.