Marco Polo says (II., p. 280): “Throughout this distance [from Pentam] there is but four paces’ depth of water, so that great ships in passing this channel have to lift their rudders, for they draw nearly as much water as that.” Gerini remarks that it is unmistakably the Old Singapore Strait, and that there is no channel so shallow throughout all those parts except among reefs. “The Old Strait or Selat Tebrau, says N. B. Dennys, Descriptive Dict. of British Malaya, separating Singapore from Johore. Before the settlement of the former, this was the only known route to China; it is generally about a mile broad, but in some parts little more than three furlongs. Crawford went through it in a ship of 400 tons, and found the passage tedious but safe.” Most of Sinologists, Beal, Chavannes, Pelliot, Bul. Ecole franç. Ext. Orient, IV., 1904, pp. 321–2, 323–4, 332–3, 341, 347, place the Malaiur of Marco Polo at Palembang in Sumatra.
VIII., [pp. 281 n.,] [283 n.]
TANA-MALAYU.
“On a traduit Tānah Malāyu par ‘Pays des Malais,’ mais cette traduction n’est pas rigoureusement exacte. Pour prendre une expression parallèle, Tānah Djāwa signifie ‘Pays de Java,’ mais non ‘Pays des Javanais.’
“En réalité, tānah ‘terre, sol, pays, contrée’ s’emploie seulement avec un toponyme qui doit étre rendu par un toponyme équivalent. Le nom des habitants du pays s’exprime, en malais, en ajoutant oraṅ ‘homme, personne, gens, numéral des êtres humains’ au nom du pays: ‘oraṅ Malāyu’ Malais, litt. ‘gens de Malāyu’; oraṅ Djāwa Javanais, litt. ‘gens de Java.’ Tānah Malāyu a donc très nettement le sens de ‘pays de Malāyu’; cf. l’expression kawi correspondante dans le Nāgarakrêtāgama: tanah ri Malayu ‘pays de Malāyu’ où chaque mot français recouvre exactement le substantif, la préposition et le toponyme de l’expression kawi. Le taná Malayo de Barros s’applique donc à un pays déterminé du nom de Malāyu qui, d’après l’auteur des Décades, était situé entre Djambi et Palembaṅ. Nous savons, d’autre part, que le pays en question avait sa capitale dans l’intérieur de l’île, mais qu’il s’étendait dans l’Est jusqu’à la mer et que la côte orientale a été désignée par les textes chinois du VIIe siècle sous le nom de Mo-lo-yeou, Mo-lo-yu = Malāyu, c’est-à-dire par le nom de l’Etat ou royaume dont elle faisait partie.” (G. Ferrand, J. As., July–Aug., 1918, pp. 72–73.)
VIII., [p. 282.]
MALACCA.
See G. Ferrand, Malaka, le Malayu et Malāyur, J. As., 1918. Besides Malayu of Sumatra, there was a city of Malayur which M. Ferrand thinks is Malacca.
VIII., [p. 282 n.] “This informs us that Malacca first acknowledged itself as tributary to the Empire in 1405, the king being Sili-ju-eul-sula (?).”
In this name Si-li-ju-eul-su-la, one must read 八 pa, instead of 入, and read Si-li-pa-eul-su-la = Siri Paramisura (Çrī Parameçvara). (Pelliot, Bul. Ecole franç. Ext. Orient, IV., July–Sept., 1904, p. 772.)