An information society is one in which people in general are aware of the importance of information as a commodity, and attach a price to it as a matter of course. Throughout history, some people have always understood how important information is, for their own benefit. But when the majority of society starts working with and on information per se, then the society can be called an information society. This may sound a bit vacuous or circularly defined, but I bet you that anthropologists can go and count what percentage of society was dedicated to information processing as a commodity in each society. Where they initially will find only teachers, rulers' councillors, and sages, they will in later societies find people like librarians, retired domain experts (consultants), and so on. The jumps in communication of information from oral to written to printed to electronic every time widened (in time and space) information dissemination, thereby making it less and less necessary to re-learn and re-do certain difficult things. In an ultimate information society, I suppose, you would state your goal and then the information agencies (both the cyberspace agents and the human experts) would conspire to bring you the means to achieve it, or to achieve it for you, minimizing the amount of work you'd have to do to only that is truly new or truly needs to be re-done with the material at hand.

[FR] Eduard Hovy (Marina del Rey, Californie)

#Directeur du Natural Language Group de l'Université de Californie du Sud

Le Natural Language Group de l' USC/ISI (University of Southern California / Information Sciences Institute) traite de plusieurs aspects du traitement du langage naturel: traduction automatique, résumé automatique de texte, accès multilingue aux verbes et gestion du texte, développement de taxonomies de concepts (ontologies), discours et génération de texte, élaboration d'importants lexiques pour plusieurs langues, et communication multimédias.

Son directeur, Eduard Hovy, est docteur en informatique (spécialité: intelligence artificielle) de l'Université de Yale (doctorat obtenu en 1987). Il est membre des départements informatiques de l'Université de Californie du Sud et de l'Université de Waterloo. Ses recherches concernent principalement la traduction automatique, le résumé automatique de texte, l'organisation et la génération de textes, et l'élaboration semi-automatique d'importants lexiques et banques terminologiques. Tous ces thèmes sont des sujets de recherche au Natural Language Group.

Eduard Hovy est également l'auteur ou le directeur de publication de quatre ouvrages et d'une centaine d'articles techniques. Il a fait partie des comités de rédaction de Computational Linguistics et du Journal of the Society of Natural Language Processing of Japan. Il est actuellement le président de l'Association of Machine Translation in the Americas (AMTA, et le vice-président de l'Association for Computational Linguistics (ACL).

[Entretien 27/08/1998 // Entretien 08/08/1999 // Entretien 02/09/2000]

*Entretien du 27 août 1998 (entretien original en anglais)

= Le multilinguisme sur le web est-il un atout ou une barrière?

Dans le contexte de la recherche documentaire et du résumé automatique de texte, le multilinguisme sur le web est un facteur qui ajoute à la complexité du sujet. Les gens écrivent dans leur propre langue pour diverses raisons : commodité, discrétion, communication à l'échelon local, mais ceci ne signifie pas que d'autres personnes ne soient pas intéressées de lire ce qu'ils ont à dire ! Ceci est particulièrement vrai pour les sociétés impliquées dans la veille technologique (disons une société informatique qui souhaite connaître tous les articles de journaux et périodiques japonais relatifs à son activité) et des services de renseignements gouvernementaux (ceux qui procurent l'information la plus récente, utilisée ensuite par les fonctionnaires pour décider de la politique, etc.). Un des principaux problèmes auquel ces services doivent faire face est la très grande quantité d'informations. Ils recrutent donc du personnel bilingue "passif" qui peut scanner rapidement les textes afin de mettre de côté ce qui est sans intérêt et de donner ensuite les documents significatifs à des traducteurs professionnels. Manifestement, une combinaison de résumé automatique de texte et de traduction automatique sera très utile dans ce cas. Comme la traduction automatique est longue, on peut d'abord résumer le texte dans la langue étrangère, puis effectuer une traduction automatique rapide à partir du résultat obtenu, en laissant à un être humain ou un classificateur de texte (du type recherche documentaire) le soin de décider si on doit garder l'article ou le rejeter.