Because the salient characteristics of the Web are the multiplicity of site generators and the cheapness of message generation, as the Web matures it will in fact promote multilingualism. The fact that the Web originated in the USA means that it is still predominantly in English but this is only a temporary phenomenon. If I may explain this further, when we relied on the print and audiovisual (film, television, radio, video, cassettes) media, we had to depend on the information or entertainment we wanted to receive being brought to us by agents (publishers, television and radio stations, cassette and video producers) who have to subsist in a commercial world or — as in the case of public service broadcasting — under severe budgetary restraints. That means that the size of the customer-base is all-important, and determines the degree to which languages other than the ubiquitous English can be accommodated. These constraints disappear with the Web.

To give only a minor example from our own experience, we publish the print version of Language Today only in English, the common denominator of our readers. When we use an article which was originally in a language other than English, or report an interview which was conducted in a language other than English, we translate into English and publish only the English version. This is because the number of pages we can print is constrained, governed by our customer-base (advertisers and subscribers). But for our Web edition we also give the original version.

[FR] Geoffrey Kingscott (Londres)

#Co-directeur du magazine en ligne Language Today

Geoffrey Kingscott est le directeur général de Praetorius, société britannique de traduction et de services d'expertise dans les langues appliquées. Il est aussi l'un des deux directeurs de publication de Language today, un magazine en ligne de référence pour les linguistes: traducteurs, interprètes, terminologues, lexicographes et rédacteurs techniques. Ce magazine est hébergé par Logos, société de traduction italienne.

*Entretien du 4 septembre 1998 (entretien original en anglais)

= Quel est l'apport de l'internet dans l'activité de votre société?

L'internet n'a pas apporté de changement majeur dans notre société. C'est un médium de plus plutôt qu'un médium visant à remplacer les autres.

Nous continuerons d'avoir un site web pour notre société, et de publier une version de notre revue sur le web, mais ceci ne sera qu'un secteur de notre travail. Nous utilisons l'internet comme une source d'information que nous distillons ensuite à nos lecteurs, qui autrement seraient confrontés au problème majeur du web: faire face à un flux incontrôlé d'informations. Comment voyez-vous l'expansion du multilinguisme sur le web?

Les caractéristiques propres au web sont la multiplicité des générateurs de sites et le bas prix de l'émission de messages. Ceci favorisera donc le multilinguisme au fur et à mesure du développement du web. Comme celui-ci a vu le jour aux Etats-Unis, il est encore principalement en anglais, mais ce n'est qu'un phénomène temporaire. Pour expliquer ceci plus en détail, je dirais que, quand nous comptions sur l'imprimé ou l'audiovisuel (films, télévision, radio, vidéos, cassettes), l'information ou le divertissement que nous attendions dépendait d'agents (éditeurs, stations de télévision ou de radio, producteurs de cassettes ou de vidéos) qui devaient subsister commercialement et, dans le cas de la radiotélédiffusion du service public, avec de sévères contraintes budgétaires. Ceci signifie que la quantité de clients est primordiale, et détermine la nécessité de langues autres que l'omniprésent anglais. Ces contraintes disparaissent avec le web.