S’il ne résulte pas du rétablissement toujours infaillible & purement méchanique de l’équilibre dans tous les prix, que les taxes sont d’une innocence absolue en elles-mêmes;—s’il est au-delà d’une espèce de taxation, qui n’augmente la masse générale des prix que du montant précis de la taxe;—si toutes les autres n’en triplent pas l’effet;—si la plus pernicieuse, après la capitation, n’est pas celle du luxe;—& si du moment où toutes les taxes bonnes ou mauvaises, ont réagi sur tout, le fardeau de la dette nationale n’est pas évidemment nul dans tous les pays.
9ᵒ.
Si le crédit n’est pas, après le Monopole, l’effet de la richesse qui enchérisse le plus tous les produits de la terre & de l’industrie.
10ᵒ.
Si tel pays où la contrebande fut défendue sous peine des galères, ne doit pas à la contrebande un cinquième des produits de son agriculture, dont le commerce profite avec aussi peu de scrupule que s’il n’eût pas sollicité la loi abominable contre les contrebandiers.
11ᵒ.
Si l’absurdité de l’idée générale sur le moyen le plus propre pour établir une concurrence avantageuse en fait de commerce, n’est pas démontrée par l’Histoire d’une révolution singulière en France; révolution aussi peu douteuse que les deux guerres de 1755 & de 1779.
12ᵒ.
Si l’impossibilité des deux balances prétendues par la France & par l’Angleterre, n’est pas prouvée par les faits allégués dans les deux pays pour établir l’existence de ces deux monstres;—si cette impossibilité n’est pas démontrée par d’autres faits aussi peu équivoques;—& s’il n’est pas de l’intérêt de l’Angleterre & de la France, d’abjurer au plus tôt l’idole, & de renoncer authentiquement à ses œuvres comme à ses pompes.