Une Tisiphone egarée
Teinte encore du sang d'un epoux
Avec le Danube et la Sprée
S'unit et s'arme contre nous
A ces despotes sanguinaires:
Francais, volez sur vos frontieres
Creuser un eternel tombeau;
Ou craignez pour votre patrie,
Et l'opprobe de Warsovie
Et les horreurs d'Ismailow!
Et vous qu'au sort de ses conquetes
Rome craignit pour ses remparts
Peuples dont les augustes tetes
S'indignant du joug des Cesars,
Scythes aux fers inaccessibles,
Fiers Germains, Teutons invincibles,
Voyez vos laches descendans
D'une main vile et sanguinaire
Sur les bienfaiteurs de la terre
Lancer la foudre des tyrans.
Ainsi, par des faits heroiques
Rome allarmant tous ses voisins
Vit tous les peuples Italiques
Vendre leurs bras a ses Tarquins.
Sur ses frontieres investies
Avec cent hordes ennemies
La France voit vingt Porsennas
Contre tant de liberticides
Nos phalanges tyrannicides
Vomiront mille Scevolas.
O Rome! tu leguas ta gloire
Aux peuples faits pour l'imiter!
C'est nous Français que la victoire
Au meme faite veut porter.
O France, O ma chere patrie!
Puisse-je au printems de ma vie
Te voir les despotes soumis
Et que par toi l'univers libre
De l'Amazone jusqu'au Tibre
N'offre que des peuples amis!
ODE[68]
God save the Rights of Man!
Give us a heart to scan
Blessings so dear:
Let them be spread around
Wherever man is found,
And with the welcome sound
Ravish his ear.
Let us with France agree,
And bid the world be free,
While tyrants fall!
Let the rude savage host
Of their vast numbers boast—
Freedom's almighty trust
Laughs at them all!
Though hosts of slaves conspire
To quench fair Gallia's fire,
Still shall they fail:
Though traitors round her rise,
Leagu'd with her enemies,
To war each patriot flies,
And will prevail.