INTRODUCTION.
PRELIMINARY REMARKS UPON THE DISCOVERY OF THE TERRA AUSTRALIS INCOGNITA.
INSTRUCTIONS FOR THE EXECUTION OF THE VOYAGE.
PASSAGE TO NEW SOUTH WALES.
PURCHASE AND EQUIPMENT OF THE MERMAID.
Nearly three centuries* have now elapsed since our first knowledge of the Great South Land, the Terra Australis Incognita of ancient geographers; and, until within the last century, comparatively little had been done towards making a minute exploration of its coasts: during the seventeenth century several voyages were made by different Dutch navigators, from whom we have the first-recorded description of its shores; but from the jealous disposition of their East India Company, under whose orders these voyages were performed, the accounts of them were so concealed, and consequently lost or destroyed, that few particulars of a detailed nature have been handed down.**
(*Footnote. The late Rear-Admiral Burney, in his History of Discoveries in the South Sea, volume 1 page 380, describes a chart, dated 1542, drawn by Rotz, in which a coast is continued to the 28th degree of south latitude; and immediately below the 30th degree, there is the name of Coste des Herbaiges, answering by an extraordinary coincidence both in climate and in name to Botany Bay.).
(**Footnote. In the voyages of Gautier Schouten, published at Amsterdam in 1708, duodecimo volume 1 page 41 et seq., there is the following curious account of the wreck of a ship on the coast of New Holland:
"Il me semble que je ne dois pas omettre ici une histoire, de la certitude de laquelle on n'eut pas lieu de douter. Des-que la nouvelle fut venue a Batavia [Anno 1659], que le vaisseau le Dragon, qui venoit de Hollande aux Indes, avoit fait naufrage sur les cotes d'une Terre Australe inconnue, on y envoia la flute la Bouee a la Veille, pour ramener ceux des gens de l'equipage qui auroient pu se sauver, et les efets qui auroient ete conservez.
"La flute etant conduite par ceux qui etoient echapez du naufrage dans la chaloupe, et venus a Batavia en aporter la nouvelle, se rendit au parage ou le Dragon avoit peri, et alla mouiller l'ancre dans l'endroit qui parut le plus propre pour son dessein. Aussi tot la chaloupe fut armee pour aller chercher ceux qui s'etoient sauvez le long du rivage. Elle s'aprocha d'abord du bris, pardessus lequel les vagues passoient; puis elle nagea vers le lieu ou l'on avoit dresse des tentes, quand la chaloupe du vaisseau peri partit, pour ceux qu'elle n'avoit pu recevoir, et qui devoient attendre la qu'on vint les y prendre.
"L'equipage etant descendu a terre, trouva les tentes brisees en pieces, et l'on ne decouvrit pas un seul homme dans tout le pais. La surprise ne fut pas mediocre. On regarda partout si l'on ne verroit point de traces qui marquassent qu'on eut construit quelque petit batiment: mais il n'y avoit ni tarriere, ni hache, ni couteaux, ni cloux, etc. Il n'y avoit ni ecrit ni indication par ou l'on put conjecturer ce qu'etoient devenus les gens qu'on avoit la laissez.
"La chaloupe etant retournee a bord, et aiant annonce cette nouvelle, il fut resolu que l'on iroit chercher plus avant dans les terres, et le long du rivage. Pour cet efet on se divisa en plusieurs troupes, et l'on ne reussit pas mieux que la premiere fois. On eut beau crier, apeller, tirer des coups de mousquet, tout fut inutile, et je n'ai pas seu qu'on ait jamais apris ce qu'etoient devenus ces gens-la.
"On retourna donc au bris, dont on ne put rien tirer, les lames aiant emporte les bordages, les ecoutilles, et fracasse tout le vaisseau, tant la mer brise fort en ces parages. Ainsi l'on jugea que le plus expedient etoit de s'en retourner, puis-qu'on n'avoit rien a pretendre, et qu'on avoit a craindre les vents forcez et les tempetes, qui selon les aparences auroient aussi fait perir la flute. Dans ce dessein on alla faire de l'eau. Ceux qui furent a une petite riviere qu'on avoit vue, au-lieu de se hater, se promenerent, et coururent en divers endroits.
"Cependant il s'eleva une si terrible tempete, que la flute fut contrainte de se mettre au large, ou elle atendit encore quelque tems. Mais comme la chaloupe ne revenoit point, on jugea qu'elle avoit peri; si-bien qu'on reprit la route de Batavia, ou l'on fit le raport de ce qui s'etoit passe.
"Quand l'orage eut cesse, l'equipage de la chaloupe se rembarqua pour retourner a bord. 'Mais il ne trouva plus la flute, ni sur la cote, ni au large. La tristesse ne fut pas moindre que l'etonnement, et l'on ne seut quel parti prendre. Enfin il fallut retourner a terre, pour n'etre pas englouti par les flots. Mais on n'avoit point de vivres, et l'on ne voioit rien dans tout le pais qui put servir de nouriture. Les montagnes n'etoient que des rochers; les valees etoient de vrais deserts; les plaines n'etoient que des sables. Le rivage etoit aussi borde de roches, contre lesquelles la mer brisoit avec d'efroiables mugissemens.
"Ceux qui etoient la demeurez se trouvoient au nombre de treize hommes, qui furent bientot fatiguez, afoiblis et attenuez. La faim les pressoit, le froid et l'humidite les faisoient soufrir, et ils se regardoient comme condamnez a la mort. Il n'y avoit rien a esperer du bris; les vagues avoient tout fait rouler ca et la dans la mer. Enfin a force de courir et de chercher quelque chose qu'ils pussent manger, ils apercurent entre les rochers qui etoient le long du rivage, de gros limacons, et de plus petits, qui y venoient de la mer, et dont le gout, qui etoit passable, parut excellent a des gens affamez. Mais n'aiant point de feu pour les faire cuire, l'usage continuel qu'ils en firent, commenca de les incommoder, et ils sentirent bien que ce foible remede ne les empecheroit pas de mourir dans peu de tems.
"Enfin ne voiant de toutes parts qu'une mort certaine, ils prirent la resolution de s'exposer a la merci des flots, dans l'esperance que s'il ne se presentoit rien de plus favorable pour eux sur la mer que sur la terre, au moins la mort qu'ils y trouveroient, seroit plus promte, et les delivreroit plutot de leurs miseres. Cependant ils se flatoient encore de l'esperance de pouvoir aborder en quelque autre pais, ou il y auroit des choses propres pour la nourriture des hommes.
"Ainsi chacun travailla selon ses forces a calfater la chaloupe, a faire provision de limacons, a remplir des futailles d'eau. Apres cela l'on mit le batiment a la mer, et l'on quitta ce lieu, ou l'on n'avoit vu que des deserts arides et des feux folets, et ou il n'y avoit ni betes ni gens. On perdit bientot de vue ce pais sterile, le second Pilote de la flute etant parmi cette troupe desolee, et la guidant par le cours du Soleil, de la Lune et des Etoiles.
"Cependant ils avoient trois a quatre cents lieues de chemin a faire, pour terrir a la cote septentrionale de la grande Java. On peut assez s'imaginer a quelles soufrances ils furent exposez dans un tel batiment, pendent une telle route, et avec si-peu de vivres, et si-mauvais. Par le beau tems ils voguoient encore passablement; mais quand la mer etoit grosse, les lames les couvroient et passoient par-dessus leurs tetes, et la chaloupe etoit toujours sur le point de se voir submergee.
"Mais la plus cruelle avanture fut que les limacons se corrompirent, et il n'y eut plus moien d'en manger, si-bien que pour tout aliment il ne resta que de l'eau. La nuit il faisoit un froid insuportable, et le jour on etoit brule des ardeurs du Soleil. Toute esperance de salut sembloit etre retranchee, et les fatigues, aussi-bien que le manque de nourriture, avoient entierement epuise les forces de ces infortunes, lors-qu'un matin ils decouvrirent les montagnes meridionales de la grande Java."
This ship was probably wrecked in the neighbourhood of Dampier's Archipelago, near which there is also an account of the loss of a ship called the Vianen.)
The first circumstantial account that we have is that of Dampier; who, in his celebrated Buccaneering Voyage in the year 1688, visited that part of the North-West Coast, to which the name of Cygnet Bay has been attached: of this place he gives a faithful and correct account, particularly with respect to its productions, and the savage and degraded state of its inhabitants: the same navigator afterwards (in 1699) visited the West and North-west Coasts in His Majesty's ship Roebuck, in the description of which he has not only been very minute and particular, but, as far as we could judge, exceedingly correct.
Within the last fifty years the labours of Cook, Vancouver, Bligh, D'Entrecasteaux, Flinders, and Baudin have gradually thrown a considerable light upon this extraordinary continent, for such it may be called. Of these and other voyages that were made during the 17th and 18th centuries to various parts of its coasts, an account is given by the late Captain Flinders, in his introduction to the Investigator's voyage; in which, and in that able and valuable work of the late Rear-Admiral Burney, A Chronological Account of Discoveries in the South Sea and Pacific Ocean, the history of its progressive discovery is amply detailed.
It was intended that the whole line of the Australian Coast should have been examined and surveyed by Captain Flinders; but the disgraceful and unwarrantable detention of this officer at the Mauritius by the French Governor, General Decaen, prevented the completion of this project. Captain Flinders had, however, previously succeeded in making a most minute and elaborate survey of the whole extent of the South coast, between Cape Leeuwin and Bass Strait; of the East Coast, from Cape Howe to the Northumberland Islands; of the passage through Torres Strait; and of the shores of the Gulf of Carpentaria.
The French expedition, under Commodore Baudin, had in the mean time visited some few parts of the West Coast, and skirted the islands which front the North-west Coast, without landing upon, and indeed scarcely seeing, any part of the mainland. The whole of the north, the north-west, and the western shores remained, therefore, to be explored; and in the year 1817, among the numerous voyages of survey and discovery upon which a part of the navy of Great Britain was so honourably and so usefully employed, these Coasts of Australia were not forgotten. An expedition for the purpose of completing the survey of its North and North-west Coast was planned, under the joint direction of the Lords Commissioners of the Admiralty, and the Secretary of State for the Colonies, to the command of which I had the honour of being appointed.