—Oui, connu, parfaitement connu.
—Vous a-t-il, par hasard, raconté une histoire assez drôle qui lui est arrivée?
—Un soufflet que, dans une soirée, il reçut d'un certain animal…
—Et vous a-t-il dit le nom de cet animal?
—Non, monsieur le comte, il ne m'a pas dit… Ah! monsieur le comte, m'écriai-je devinant la vérité, pardonnez-moi… Je ne savais pas… Serait-ce vous?…
—Moi-même, répondit le comte d'un air de confusion, et ce tableau troué est un souvenir de notre dernière entrevue.
—Ah! cher ami, dit la comtesse, pour l'amour de Dieu, ne parle pas de cela! cela me fait encore peur.
—Non, dit le comte; il faut dire la chose à monsieur; il sait comment j'eus le malheur d'offenser son ami, il est juste qu'il apprenne comment il s'est vengé.
Le comte m'avança un fauteuil, et j'écoutai avec la plus vive curiosité le récit suivant:
—Il y a cinq ans que je me mariai. Le premier mois, the honeymoon, je le passai ici, dans ce château. A ce château se rattache le souvenir des moments les plus heureux de ma vie, et aussi d'un des plus pénibles.