And foreseeing, as a poet should, the tragedies to come, he pleads for guidance to avert the resulting woes from the people:
Ah, ne le laissez pas, dans la sanglante rage
D'un ressentiment inhumain,
Souiller sa cause et votre ouvrage.
Ah! ne le laissez pas sans conseil et sans frein,
Armant, pour soutenir ses droits si légitimes,
La torche incendiaire et le fer assassin,
Venger la raison par des crimes.
{269} Always among the moderates, Chénier was revolted by the apotheosis accorded by Collot and the democratic party to the Swiss of the regiment of Chateauvieux. On the 15th of April 1792 he published some stinging verses on the subject, that possibly cost him his life.
Salut, divin triomphe! entre dans nos murailles;
Rend nous ces guerriers illustrés
Par le sang de Désille et par les funérailles
De tant de Français massacrés.…
Un seul jour peut atteindre à tant de renommée,
Et ce beau jour luira bientôt:
C'est quand tu conduiras Jourdan à notre armée,
Et Lafayette à l'échafaud.…
Invoque en leur galère, ornement des étoiles,
Les Suisses de Collot d'Herbois.…
Ces héros que jadis sur les bancs des galères
Assit un arrêt outrageant,
Et qui n'ont égorgé que très peu de nos frères
Et volé que très peu d'argent!
Among the verses published after Chénier's death the most striking are those that have to deal with the period of the reign of terror; of these a few lines will be quoted. The poet raised his voice while all Paris howled against Charlotte Corday, the assassin of Marat:
{270}
Non, non, je ne veux point honorer en silence,
Toi qui crus par ta mort resusciter la France
Et dévouas tes jours à punir des forfaits.
Le glaive arma ton bras, fille grande et sublime,
Pour faire honte aux dieux, pour réparer leur crime,
Quand d'un homme à ce monstre ils donnèrent les traits.
Mais la France à la hache abandonne ta tête,
C'est au monstre égorgé qu'on prépare une fête.
Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort,
Oh! quel noble dédain fit sourire ta bouche,
Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche,
Crut te faire pâlir aux menaces de mort!
C'est lui qui dut pâlir, et tes juges sinistres,
Et notre affreux sénat, et ses affreux ministres,
Quand, à leur tribunal, sans crainte et sans appui,
Ta douceur, ton langage et simple et magnanime
Leur apprit qu'en effet, tout puissant qu'est le crime,
Qui renonce à la vie est plus puissant que lui.
Carrier and the atrocities at Nantes gave him an even stronger text: