Exacted of my heart the sacrifice;
And many a vigil must thy son perform
Henceforth in woods and mountain fastnesses,
And tented fields, outwatching for her sake
The starry host, and ready for the work
Of day, before the sun begins his course.”[1]
Il se livrait à toutes ces réflexions, quand la lumière des lampes et des cierges commença à pâlir, et que les premières teintes de l’aurore se montrèrent à travers les hautes croisées tournées vers l’orient. Le retour du jour ne ramena point dans ces murs des sons joyeux ni les mouvemens de la vie qui se réveille; les seuls papillons de nuit, agitant leurs ailes pesantes, bourdonnaient encore sous les voûtes ténébreuses. Bientôt le premier rayon du soleil glissant obliquement par-dessus l’autel, vint s’arrêter sur la tombe de la femme pécheresse, et la lumière du ciel sembla y pénétrer. “Que ce présage s’accomplisse,” s’écria Pelage, qui absorbé dans ses méditations, fixait en ce moment ses yeux sur le tombeau de sa mere; “Dieu de miséricorde, qu’il en soit ainsi! Puisse ta bonté vivifiante y verser de même le pardon! Que les sanglots de la pénitence expirante, et que mes prières amères ne montent point en vain devant le trône éternel. Et toi, pauvre âme, qui de ton séjour douloureux de souffrances et de larmes, espères en moi pour abréger et adoucir ton supplice, temporaire, pardonne moi d’avoir, sous ces habits et dans cette nuit, détourné mes pensées sur d’autres devoirs. Notre patrie commune a exigé de moi ce sacrifice, et ton fils doit dorénavant accomplir plus d’une veille dans la profondeur des forêts, sur la cime des monts, dans les plaines couvertes de tentes, observant, pour l’amour de l’Espagne, la marche des astres de la nuit, et préparant l’ouvrage de sa journée avant que le soleil ne commence sa course.”—T. i. pp. 175-177.
In the other translation the motes are not converted into moths,—but the image is omitted.
Consumées dans des soins pareils les rapides heures s’écouloient, les lampes et les torches commençoient à pâlir, et l’oblique rayon du matin doroit déjà les vitraux élevés qui regardoient vers l’Orient: le retour du jour ne ramenoit point, dans cette sombre enceinte, les sons joyeux, ni le tableau mouvant de la vie qui se reveille; mais, tombant d’en haut, le céleste rayon, passant au-dessus de l’autel, vint frapper le tombeau de la femme pécheresse. “Ainsi soit-il,” s’écria Pelage; “ainsi soit-il, ô divin Créateur! Puisse ta vivifiante bonté verser ainsi le pardon en ce lieu! Que les gémissemens d’une mort pénitente, que mes amères prières ne soient pas arrivées en vain devant le trône de miséricorde! Et toi, qui, de ton séjour de souffrances et de larmes, regardes vers ton fils, pour abréger et soulager tes peines, pardonne, si d’autres devoirs ont rempli les heures que cette nuit et cet habit m’enjoignoient de te consacrer! Notre patrie exigeoit ce sacrifice; d’autres vigiles m’attendent dans les bois et les défilés de nos montagnes; et bientôt sous la tente, il me faudra veiller, le soir, avant que le ciel ne se couvre d’étoiles, être prêt pour le travail du jour, avant que le soleil ne commence sa course.”—pp. 92, 93.