thus englished by Sylvester,

Who readeth much and never meditates,
Is like a greedy eater of much food,
Who so surcloys his stomach with his cates
That commonly they do him little good.

Je sçay qu'en ce discours l'on me pourra reprendre, que j'ay mis beaucoup de particularitez qui sont fort superfluës. Je le crois: mais, je sçay, que si elles desplaisent à aucuns, elles plairont aux autres: me semblant, que ce n'est pas assez, quand on louë des personnes, dire qu'elles sont belles, sages, vertueuses, valeureuses, vaillantes, magnanimes, libérales, splendides et très-parfaites. Ce sont loüanges et descriptions genérales, et lieux-communs empruntez de tout le monde. Il en faut specifier bien le tout, et descrire particuliérement les perfections, afin que mieux on les touche au doigt: et telle est mon opinion.

BRANTOME.

Non sai se l'arte, o il caso abbia fornita
Cosi bell' opra, o siano entrambi a parte;
Perocchè l'arte è tal che il caso imita,
E'l caso è tal che rassomiglia all' arte:
E questo a quella, e quella a questo unita,
Quanto può, quanto sa, mesce e comparte.
Un la materia al bel lavor dispose,
L'altra meglio adornolla, e poi s'ascose.

METASTASIO.

Tous ceux qui ont quelquesfois pesé le grand travail et le labeur de l'imagination, l'ont jugé pour le plus grand qui se puisse trouver, et ont eu raison; d'autant que celuy lequel veut et desire en contenter plusieurs, doit aussi chercher des moyens differens, afin que ce qui est ennuyeux à l'un, l'autre le trouve doux et agreable; car de le donner à tous, il est impossible; veu, qu' entre trois personnes seulement que l'on aura conviées, il se trouvera une grande diference de gouts, ainsi que l'a dit Horace, luy, dis-je qui l'avoit si bien experimenté: par ainsi il n'est pas possible qu'en une si longue histoire que celle dont je vay traictant, que je ne donne de la peine par la diversité des chapitres. Toutetfois si le jugement s'en faict par des personnes privees et libres de toute passion, ils diront que c'est le vray moyen d'entretenir les esprits curieux.

L'HISTOIRE DU CHEVALIER DU SOLEIL.

Be rather wise than witty, for much wit hath commonly much froth; and 'tis hard to jest and not sometimes jeer too; which many times sinks deeper than was intended or expected; and what was designed for mirth, ends in sadness.

CALEB TRENCHFIELD.
(probably a fictitious name.) RESTITUTA.

In some passages you will observe me very satirical. Writing on such subjects I could not be otherwise. I can write nothing without aiming, at least, at usefulness. It were beneath my years to do it, and still more dishonourable to my religion. I know that a reformation of such abuses as I have censured is not to be expected from the efforts of an author; but to contemplate the world, its follies, its vices, its indifferences to duty, and its strenuous attachment to what is evil, and not to reprehend, were to approve it. From this charge, at least, I shall be clear; for I have neither tacitly, nor expressly flattered either its characters or its customs.