Il dit qu’il était Cianzo, de Bosunguma. Il avait tué deux antilopes, et il porta deux de leurs jambes à cette sentinelle Kelengo pour lui en faire cadeau. Kelengo refusa son cadeau et lia sa femme. Kelengo dit que ce n’était pas un cadeau suffisant pour lui, et il tint la femme de Cianzo liée jusqu’à ce que lui (Cianzo) eût payé 1,000 baguettes de laiton pour sa rançon.
A ce moment un jeune homme, disant se nommer Ilungo, de Bosunguma, s’avança dans le cercle et accusa Kelengo de lui avoir volé ouvertement deux canards et un chien.
Ils lui furent pris sans aucun motif, sinon que Kelengo en avait besoin, et les prit de force.
Le Consul se tourna de nouveau vers Kelengo, et l’invita à raconter son histoire et à faire une réponse à l’accusation portée contre lui, de la manière qui lui convenait. Le Consul ordonna le silence à tous, et leur enjoignit de ne pas interrompre Kelengo.
Kelengo dit qu’il n’a pas pris les canards d’Ilungo. Le père d’Ilungo lui à donné un canard. (Tous rient.)
Il est vrai que Cianzo a tué deux antilopes et lui en a donné deux jambes en cadeau, mais il n’a pas lié la femme de Cianzo et n’a pas demandé d’argent pour rançon.
Le Consul: “C’est bien. Cela termine les canards et les jambes d’antilope; mais maintenant je veux entendre parler de la main d’Epondo. Racontez-moi ce que vous savez au sujet de la main coupée d’Epondo.”
Kelengo élude de nouveau la question.
Le Consul: “Dites-lui ceci. Il est posté par ses maîtres dans ce village, n’est-ce pas? Ceci est son village. Maintenant en vient-il à dire qu’il ne sait pas ce qui se passe ici, où il vit?”
Kelengo dit: “Il est vrai que ceci est son village, mais il ne connaît rien au sujet de la main coupée d’Epondo.