Réponse: “Oui, je l’ai senti.”
Ceci terminait l’enquête.
Le Consul a informé le Chef Tondebila et les indigènes présents qu’il ferait rapport au Gouvernement de ce qu’il avait vu et entendu et qu’il lui demanderait de faire une enquête sur l’accusation portée contre Kelengo, qui méritait une punition sévère pour ses actes illégaux et cruels. Que les faits dont était accusé Kelengo étaient tout à fait illégaux et que si le Gouvernement savait que des choses semblables se commettent, ceux qui se rendent coupables de pareils crimes seraient, dans chaque cas, punis.
(Signé) ROGER CASEMENT,
Consul de Sa Majesté Britannique.[143]
La déclaration qui précède a été lue par nous et nous déclarons par la présente qu’elle est un compte rendu juste et fidèle de ce qui a été dit en notre présence hier au village de Bosunguma, en témoignage de quoi nous avons apposé nos signatures ci-dessous.
(Signé) William Douglas Armstrong.
D.-J. Danielson.
Signé par les prénommés William Douglas Armstrong et D.-J. Danielson, missionnaires à Bonginda, ce 8 Septembre, 1903.
(Signé) Roger Casement,
Consul de Sa Majesté Britannique.
Je déclare par la présente que j’ai entendu lire par le Consul de Sa Majesté Britannique la déclaration ci-dessus et qu’elle est un compte rendu juste et fidèle des déclarations faites par les témoins questionnés hier à Bosunguma par le Consul de Sa Majesté Britannique par mon intermédiaire agissant comme interprète.
(Signé) Vinda Bidiloa.