R. Oui, à Bonginda et à Lulanga. Ils m’ont dit de mettre bien en évidence le moignon. Il y avait Nnele, Mongongolo, Torongo et autres blancs dont je ne connais pas les noms. Ils étaient les blancs de Lulanga. Mongongolo a porté avec six photographies.
Dont procès-verbal lu et signé.
(Signé) BOSCO.
L’an 1903, le 8 Octobre, devant nous, Substitut, comparaît Bofoko, Chef du village Ikandja. Comparaît aussi, comme interprète, le nommé Korony, qui prête entre nos mains le serment de remplir fidèlement la mission qui lui est confiée. Le comparant Bofoko prête serment et déclare:—
D. Savez-vous qui a coupé la main d’Epondo ...?
R. Personne n’a coupé la main d’Epondo. Il est allé avec son maître Makekele à la chasse au sanglier à Malela, dans le district des Bangala, et le sanglier lui a arraché la main. C’est lui-même qui, à son retour dans son village, nous a raconté d’avoir été victime de cet accident de chasse....
D. Lorsque d’après les coutumes indigènes, on coupe une main pour punir quelqu’un, quelle est la main que l’on coupe?
R. Toujours la main droite.
D. Pourquoi alors les habitants de Bossunguma ont-ils accusé Kelengo d’avoir commis ces atrocités?
R. Parce qu’ils trouvent que le travail du caoutchouc est trop dur et ont cru de pouvoir s’en libérer, et pour les induire à s’en occuper, ils sont allés leur conter des mensonges.