La nervulation si peu différente parfois entre nombre de Satyrides et de Vanessides, ne permet pas, sous ce rapport, d’assigner un poste bien fixe à la Sepulta; en plus, l’état de son empreinte ne nous permet pas de savoir si la base de ses nervures est affectée, en tout ou partie, d’entre elles, de ces renflements vésiculeux si communs à divers groupes de Satyrides. [88]
Nous ne savons rien non plus de l’absence ou de la présence des disco-cellulaires, et la perte assez prompte de la costale aux deux ailes, dans la côte, s’accorde moins avec la marche plus volontiers prolongée de cette même nervure dans les Satyrides, de l’apparence de la Sepulta, etc., etc.
Bref, m’abstenir pour décider rigoureusement de quel genre elle peut être, ou même approximativement, est ce que j’ai de plus prudent à faire; mieux que moi, d’autres lépidoptéristes pouvant s’acquitter de ce soin. Et à ceux qui, fatigués de tant de lignes sans ce résultat désiré, me diraient: “Concluez donc,” je répondrais—je ne sais pas!…
Explication des figures de la planche.
A [reproduced in our [Pl. I], fig. 14]. Cyllos epulta, telle qu’elle a été comprise par M. le docteur Boisduval, en attribuant un appendice caudal à la deuxième aile.
B [reproduced in our [Pl. I], fig. 16]. Sepulta, telle qu’elle devrait être d’abord comprise sous le rapport de la forme des deux ailes.
C [reproduced in our [Pl. I], fig. 15]. Sepulta, telle qu’elle doit être jugée, tant pour la forme des ailes que pour la distribution de leurs dessins et leur nervulation, selon M. A. Lefebvre.
To this Dr. Boisduval at once responded, in the following language:[I]—
M. Al. Lefebvre, après avoir étudié avec soin la position des nervures, la disposition des écailles et celle des taches, … est arrivé à conclure que j’avais pris l’aile inférieure pour la supérieure, et que cet appendice caudal, si manifeste dans l’espèce en question, était au contraire un angle appartenant à l’aile antérieure. Pour donner plus de poids à cette opinion, il a refait une planche où il ressuscite à sa manière notre Cyllo sepulta. Avec la queue que nous avons attribuée avec MM. Boyer de Fonscolombe, de Saporta, Duponchel, et avec tous les entomologistes qui ont vu l’échantillon à l’aile inférieure, il fait un angle très aigu d’une saillie tout à fait insolite, qu’il place au milieu de l’aile supérieure, tandis qu’il a fait une aile inférieure complètement arrondie. A côté de celle figure, il en donne une autre où il développe notre Cyllo comme il prétend que nous l’avons compris. J’en demande bien pardon à mon estimable ami, mais jamais je ne l’ai compris de cette façon. Je conviens du reste que cet intéressant Lépidoptère fossile serait bien plus antédiluvien tel que M. Alexandre Lefebvre le représente, que comme nous le supposons, car nous ne lui trouverions aucun analogue, attendu que jusqu’à présent nous n’avons jamais vu une seule espèce avec des ailes supérieures anguleuses et appendiculées, et des ailes inférieures arrondies comme avec un compas, il faut croire que la nature n’en produit plus. Nous avons toujours observé au contraire que lorsque les ailes supérieures étaient anguleuses, les ailes inférieures l’étaient aussi d’une manière très manifeste; mais ce que personne de vous ignore, Messieurs, c’est que très souvent au contraire les ailes inférieures, surtout dans le genre dont il est ici question, présentent des appendices caudiformes plus ou moins saillants, et que parfois les ailes supérieures out leur contour simplement sinué. A l’appui de son opinion d’ailes inférieures arrondies, aves des supérieures anguleuses, notre collègue a cherché à trouver un exemple dans les figures de Cramer, et il cite en consequence la Vanessa [98] Archesia qui effectivement présente cette forme; mais Cramer a figuré un individu mutilé, que probablement on avait arrondi avec des ciseaux, car nous en possédons un très bel exemplaire, pris par M. Drege au pays des Hottentots, que nous mettons sous les yeux de la Société, afin qu’elle s’assure bien qu’au contraire cette espèce est une des plus fortement appendiculée. Le choix de cet exemple est malheureux. Nous persistons donc tout à fait dans l’opinion que nous avons émise lors de la publication du rapport qui nous a été demandé.