Dans les bords postérieur et abdominal, je ne peux distinguer ni la sous-médiane, ni l’interne, qui sont disparues dans la portion restante, et évidemment diaphane de cette aile qui se détache ici sur le fond de la pierre.

Maintenant, si sur le tracé de la charpente alaire, scrupuleusement calqué sur celui de la Sepulta, et que je donne ici (fig. C [[Pl. I], fig. 15]) rétablie dans son entier; si, dis-je, on calque cette nervulation sur un papier végétal et qu’on reporte cette copie sur le dessin de la pierre originale, qui s’y verra par transparence, ou bien sur ceux de la fig. C, qui est l’insecte tel que je le comprends, on sera frappé de la précision avec laquelle ces diverses nervures s’adapteront au dessin et aux taches que j’attribue à la première aile, ainsi qu’aux vestiges de la charpente alaire de la seconde aile. Ainsi, on pourra facilement contrôler mes assertions.

Si donc la Solénoptérologie vient à son tour confirmer mes rectifications, je dois croire que si je me trompe, je ne m’abuse que de bien peu.… [86] Maintenant … que faire de ce Diurne?

Comme plus haut je l’ai dit, c’est évidemment une espèce aux premières ailes fortement échancrées et dentelées, tandis que les secondes y sont arrondies et simples, à méplats bien accusés.

Avons-nous dans nos espèces vivantes quelques-unes qui nous offrent cette coupe peu commune, et dont les ailes des Van. Archesia et Iphita de Cramer peuvent nous donner un exemple?

Cette Sepulta me semble tenir beaucoup, tout bien consulté, et des Vanessides et des Satyrides, telles que nous les comprenons.…

Evidemment la Sepulta ne saurait être une Cyllo proprement dite. Serait ce donc une Vanesside? Si la forme des ailes s’y prête quelque peu, son faciès, l’agencement des ses dessins alaires, me porterait à en faire avec M. Boisduval un Satyride, appartenant à un de ces genres inter-[87] médiaires de ces deux familles nombreuses, déjà si peu éloignées à leur état parfait.…

A essayer de caser cet insecte, j’abuserais à n’en pas douter de la patience du lecteur; cependant, en peu de mots, je pourrais lui faire observer (en ne nous occupant que de la première aile, la seule que nous connaissons, à mon avis) que la large tache basale qui se voit ici, comme à tant de Diurnes, est avec les autres dessins de sa robe, le propre de nombreux Satyrides de cette taille et de cette coloration, qu’avec justesse M. Boisduval reconnaît devoir être d’une teinte terreuse, seulement variée de blanc et de noir.

La petite lunule noire me ferait penser qu’en dessus il devait exister une tache oculaire, dont elle est la simple répétition en dessous, et précisément à l’endroit (entre les première et deuxième supérieures) où cette tache existe le plus habituellement dans nombre de Satyrides de ce faciès, quand elle y est unique.

Certes, il devait y avoir en dessous, le long du bord extérieur et jusque dans l’apex, une série disparue d’arceaux internervulaires, formant une double ligne marginale, ainsi qu’elle se voit encore entre la dent et l’angle interne.