[183] "Monsieur de Courcelles, qui en fut le chef (de l'expédition), y apporta toute la diligence possible, de sorte qu'il se trouva prêt à partir le 9 Janvier, 1666, accompagné de M. duGas, qu'il prit pour son lieutenant, de M. de Salampar, gentilhomme volontaire, du Père Pierre Raffeix, Jésuite, de 300 hommes du Régiment Carignan Salières et de 200 volontaires, habitants des colonies françaises, chacun ayant aux pieds des raquettes, dont ils n'étaient pas accoutumés de se servir et tous sans en excepter les chefs et M. de Courcelles même étant chargés chacun de 25 ou 30 livres de biscuit etc. A peine pourrait on trouver dans toutes les histoires une marche plus difficile et plus longue, que le fut celle de cette petite armée, et il fallut un courage français et la constance de M. de Courcelles pour l'entreprendre * * * il fallait faire trois cent lieues sur les neiges, traverser continuellement sur la glace des lacs et des rivières en danger de faire autant de chutes que de pas, ne coucher que sur la neige au milieu des forêts, et souffrir un froid qui passe de beaucoup la rigueur des plus rudes hivers de l'Europe.

"Cependant nos troupes estant allées le premier jour à Sillery, pour recommander le succès de leur entreprise à l'Archange Saint Michel, Patron de ce lieu là, plusieurs eurent des le troisième jour, le nez, les oreilles, les genoux et les doigts, ou d'autres parties du corps gelées et le reste du corps couvert de cicatrices."—Relations des Jésuites, 1666, page 6.

[184] This crack regiment had covered itself with glory at the battle of St. Gothard in 1664, when 80,000 Turks had been cut to pieces by the army of Count Coligny.—(Histoire de la Mère de l'Incarnation, Casgrain, p. 425-6.)

[185] "Le vingt-cinq Janvier," says Ferland, "ils étaient sur les glaces à l'entrée du lac Saint Pierre. Le froid était plus vif, que les jours précédents; des glaçons accumulés barraient presque la route qu'ils suivaient. Les volontaires accoutumés de longue main à rencontrer ces difficultés savaient les surmonter; ils étaient vêtus à la manière du pays, et portaient habits, bonnets et chaussures de peaux de bêtes; aussi ils pouvaient sans danger braver le froid. Il n'en était pas ainsi des soldats français, encore peu habitués à la sévérité du climat, et qui n'étaient pas pourvus de couvertures suffisantes. L'on fut contraint de reporter aux Trois Rivières plusieurs d'entre eux dont les uns s'étaient blessés sur les glaces, et les autres avaient les mains, les bras et les pieds gelés."—(Cours d'Histoire du Canada, vol. ii, p. 467.)

[186] Baron Vincent Saint Castin, was from Oléron, in Béarn. Originally a Colonel in the King's Guards, he came to Canada in 1665, a Captain in the Carignan Regiment. He was, in 1680-1, in command of Fort Penobscot in Maine. He married Matilda, the daughter of Madockawando, Sachem of the Penobscots, by which tribe he was adopted and elevated to the rank of Chief. He played a conspicuous part in the wars of that day, signed treaties with the Governors of New England. Having amassed a property of 300,000 crowns, he retired eventually to France, where he had an estate. He was succeeded by his son in the Government of Penobscot. His daughters married advantageously in the colony. We find one of them, Mademoiselle Brigitte de Saint Castin, amongst the pupils of the Ursuline Nuns at Quebec, about the beginning of the last century.—"Les Gouverneurs Généraux du Canada le ménagent et ceux de la Nouvelle Angleterre le craignent," says La Hontan.

[187] Notes on the Environs of Quebec, 1855.

[188] Occupied by Michael Stevenson, Esq.

[189] The temple for Catholic worship, erected at Pointe à Puizeau about 1854, is very picturesquely located; its stained glass windows, its graceful new spire, frescoed ceilings, add much to its beauty. The Rev'd Messire George Drolet has succeeded to the Rev. Father Harkin, who had been in charge ever since the late Abbé Ferland was appointed secretary to the Archbishop of Quebec and Military Chaplain to the Forces. For some time in 1877, St. Columba Church was in the spiritual charge of Monseigneur de Persico.

[190] From the noise it makes before easterly gales.

[191] The Jesuits in North America, Parkman—pages 282-3. Vimont, Relation, 1645, 2-22.