"To Sir Horatio Nelson, &c.
Bay of Naples."


APPENDIX N.

The Portuguese squadron consisted of the Principe Réal, Rainha de Portugal, San Sebastian, and Alphonso Albuquerque, of 74 guns, under the Marquis of Niza, a Rear-admiral, Captain Puysigur; Captains Stone, Michell, and Campbell (English officers), commanded the other three; to which were added, the Lion, 64, Captain Manley Dixon; the Incendiary, fire-ship, George Barker (English); and the Portuguese brig Falcao, Captain Duncan. Sir James having fallen in with them off Malta, it fell calm, when a deputation from the principal inhabitants of the island waited on them to request a supply of arms and ammunition, and having informed the Commodore that the French garrison at Valetta were subjected to great distress, and that there was reason to believe that the appearance of the combined squadron would induce the French to surrender, if summoned, accordingly, on the 25th of September 1798, with the concurrence of the Marquis of Niza, a flag of truce was sent in, with the following formal summons.

"Une division de l'armée de sa Majesté Britannique dans la Mediterranée, commandée par le Contre-Amiral Sir Horatio Nelson, étant arrivée devant Malte sous les ordres de Sir James Saumarez, et reunie à l'escadre de sa Majesté Très-fidelle, commandée par le Contre-Amiral le Marquis de Niza; dans le dessein de rétablir les habitans de l'isle de Malte et dépendances dans la libre jouissance de leurs isles, sommons conjointement la garnison Françoise de la ville et ports de Malte de nous remettre la ville et les ports et dépendances, ainsi que les vaisseaux, frégates, et batimens de quelques especes qu'ils soyent et qui peuvent s'y trouver, à fin que les habitans de l'isle de Malte puissent se mettre en possession de leurs villes et ports, et rentrer dans leurs droits de propriétés. En consequence, le Contre-Amiral Marquis de Niza, au nom de sa Majesté Très-fidelle la Reine de Portugal, et Sir James Saumarez, au nom de sa Majesté Brittanique le Roy d'Angleterre, s'engagent et promettent de laisser à la garnison Françoise la liberté de retourner en France sur les batimens qui leur seront procurés à cet effet, de les convoyer et escorter; sous la condition que cette même garnison ne servira pas dans cette guerre contre les deux puissances dénommées et leurs alliés, jusqu'au moment où elle seroit regulièrement changée contre les sujets des deux puissances denommées ou de leurs alliés. La garnison Françoise maintenant enfermée dans les murs de la ville de la Cité Valete doit mûrement refléchir aux conséquences funestes qu'entraineroit pour elle un refus à cette sommation, puisqu'il la laisseroit à la merci des traitemens que peut inspirer au peuple de l'isle de Malte la haine et l'animosité que leur a fait naître les mauvais traitemens qu'ils ont éprouvés des François; et la garnison, après avoir éprouvée les horreurs de la famine, seroit forcée de s'en remettre à la discrétion d'un peuple qui ne montrera que les sentimens de sa vengeance. La garnison Françoise doit savoir que les escadres ne cesseront de bloquer l'isle de Malte; qu'une autre est devant Alexandrie, employée à aider les forces navales et de terre du Grand Seigneur à réduire les troupes Françoises que la disette et les maladies ont pu épargner en Egypte; et qu'enfin une autre escadre est devant Toulon, dont il ne peut venir aucun secours.

"A bord du vaisseau le Prince Royal, le 25 de Septembre 1798.

"Signé, Le Chef de Division, Sir James Saumarez."
"Le Contre-Amiral, M. de Niza."

"Copie de la Réponse à la Sommation du 25 Septembre.

"Vous avez oublié sans doute que ce sont des François qui sont dans Malte; le sort de ses habitans ne doit pas vous regarder. Quant à votre sommation, les François n'entendent pas ce style.