Tant qu'il y a le moindre espoir d'éviter une effusion de sang, tous nos efforts doivent tendre vers ce but. Si, malgré Notre plus sincère désir, Nous ne réussissons pas, Votre Altesse peut être assurée qu'en aucun cas la Russie ne se désintéressera du sort de la Serbie.

(Signé) Nicolas.

No. 41.

L'Ambassadeur en Autriche-Hongrie au Ministre des Affaires Etrangères.

(Télégramme). Vienne, le 14/17 juillet 1914.[[194]]

Le Ministre des Affaires Etrangères est absent. Pendant un entretien prolongé, que j'ai eu aujourd'hui avec Macchio, j'ai, en termes tout à fait amicaux, attiré son attention sur l'impression défavorable qu'a produite en Russie la présentation par l'Autriche à la Serbie de demandes absolument inacceptables pour chaque état indépendant, bien que petit. J'ai ajouté que ce procédé, qui pourrait amener des complications les moins désirables, a provoqué en Russie une profonde surprise et une réprobation générale. Il faut supposer que l'Autriche, sous l'influence des assurances du Représentant Allemand à Vienne, lequel pendant toute cette crise a joué un rôle d'instigateur, a compté sur la probabilité de la localisation de son conflit avec la Serbie et sur la possibilité de porter à cette dernière impunément un coup grave. La déclaration du Gouvernement Impérial concernant l'impossibilité pour la Russie de rester indifférente en présence d'un tel procédé a provoqué ici une grande impression.

(Signé) Schébéko.

[ [!-- Note Anchor 194 --][Footnote 194: Evidently the date July 17 is a misprint for July 27.]

No. 42.

L'Ambassadeur en Angleterre au Ministre des Affaires Etrangères.