(Télégramme). Londres, le 14/17 Juillet 1914.[[195]]
Grey vient de répondre à l'Ambassadeur d'Allemagne, qui était venu le questionner sur la possibilité d'une action à St.-Pétersbourg, que cette action devrait se produire à Vienne et que le cabinet de Berlin serait le mieux qualifié pour l'exercer. Grey a fait observer en même temps que la réponse serbe à la note autrichienne dépassait par sa modération et son esprit de conciliation tout ce à quoi on pouvait s'attendre. Grey a ajouté qu'il en concluait que la Russie avait conseillé à Belgrade de donner une réponse modérée et qu'il pensait que la réponse serbe pouvait servir de base à une solution pacifique et acceptable de la question.
Dans ces conditions, a continué Grey, si l'Autriche malgré cette réponse commençait les hostilités, elle prouverait son intention d'anéantir la Serbie. La question placée sur ce terrain produirait une situation qui pourrait amener une guerre dans laquelle seraient impliquées toutes les Puissances.
Grey a enfin déclaré que le Gouvernement Anglais était bien sincèrement disposé à collaborer avec le gouvernement Allemand tant qu'il s'agirait de la conservation de la paix; mais que pour le cas contraire l'Angleterre se réservait une pleine liberté d'action.
(Signé) Benckendorff.
[ [!-- Note Anchor 195 --][Footnote 195: Evidently the date July 17 is a misprint for July 27.]
No. 43.
Le Ministre des Affaires Etrangères à l'Ambassadeur en Angleterre.
(Télégramme). St.-Pétersbourg, le 15/28 Juillet 1914.
(Printed in the British White Book (Correspondence, No. 54.).)