[2]. The worst disease in human life, now recognised as “Annus Domini.”

[3]. Arab. “Mál wa Ghawál”: in Badawi parlance “Mál” would = flocks and herds (pecunia, pecus); and amongst the burghers = ready money, coin. Another favourite jingle of similar import is “Mál wa Nawál.”

This is an older form of the Sultan of Al-Yaman and his three sons, taken from M. Zotenberg’s “Chronique de Tabari,” vol. ii. pp. 357–61.

Après la mort de Nizár, ses fils, en prenant possession des objets que leur père avait donnés à chacun, eurent des contestations relativement aux autres biens. Alors ils montèrent sur des chameaux pour se rendre à Nadjrân auprès du devin, voulant soumettre à son jugement le partage. Sur la route, ils rencontrèrent un terrain couvert d’herbe, dont une partie était broutée, et une partie intacte. Modhar dit: Le chameau qui a brouté cette herbe est borgne de l’œil droit. Rabi’a dit: Il est boiteux du pied droit. Iyâd dit: Il a la queue coupée. Anmâr dit: Il s’est échappé des mains de son maître, parce qu’il est farouche. Un peu plus loin, ils rencontrèrent un homme monté sur un chameau; ils lui demandèrent qui il était. Il répondit qu’il était de telle tribu, et qu’il était à la recherche d’un chameau qui s’était échappé. Modhar lui dit: Ce chameau n’est-il pas borgne de l’œil droit?——Oui, répondit l’homme. Ne penche-t-il pas du côté droit? demanda Rabî’a.——Oui.——Il n’a pas de queue, dit Iyâd.——C’est vrai, répondit l’homme.——Anmâr ajouta: Il est farouche.——Oui, dit l’homme; où est-il, ce chameau?——Nous ne l’avons pas vu, dirent les frères.——Si vous ne l’avez pas vu, réplique l’homme, comment savez-vous toutes ces particularités? Il insista et dit: C’est certainement vous qui l’avez; rendez-le moi.——Nous ne l’avons pas. Il leur demanda où ils allaient. Les frères lui dirent qu’ils se rendaient à Nadjrân, auprès d’Af’a, le devin, pour soumettre à son jugement un différend qui s’était élevé entre eux. Cet homme, qui était seul, s’attacha à leurs pas, et suivit les quatre frères jusqu’à Nadjrân.

Af’a ne les connaissait pas, mais il les reçut gracieusement et leur demanda le but de leur voyage. Ils lui dirent: Notre père est mort, et nous ne pouvons pas nous accorder sur la partage de ses biens; nous sommes venus afin que tu prononces entre nous quatre; nous sommes tombés d’accord de nous soumettre à ton jugement. Alors le propriétaire du chameau dit: Arrange d’abord l’affaire de mon chameau entre eux et moi; j’ai perdu un chameau, ce sont eux qui le tiennent. Af’a lui dit: Comment sais-tu qu’ils l’ont? L’homme répondit: Parce qu’ils m’ont donné son signalement: s’ils ne l’avaient pas vu, comment le sauraient-ils? Modhar dit: J’ai reconnu que ce chameau était borgne de l’œil droit, parce qu’il avait brouté l’herbe d’un côté seulement, et qu’il ne l’avait pas touché du côté où elle était meilleure. Rabî’a dit: J’ai remarqué que son pied droit avait imprimé sur le sol des traces bien marquées et je n’ai pas vu celles de l’autre pied; de là j’ai su qu’il penchait du côté droit. Iyâd dit: J’ai vu que ses crottins étaient réunis en tas, comme ceux du bœuf, et non comme sont ordinairement ceux du chameau, qui les écrase (éparpille?) avec sa queue; j’ai reconnu par là qu’il n’avait pas de queue. Anmâr dit: J’ai remarqué que l’herbe n’était pas broutée à un seul et même endroit, mais qu’il avait pris partout une bouchée: j’ai su que le chameau était d’un caractére farouche et inquiet. Le devin admirait le savoir et l’intelligence des quatre frères. Cette manière de juger fait partie de l’art de la divination, et on l’appelle bâb al-tazkîn; c’est une des branches de la science. Ensuite le devin dit au propriétaire de chameau: Ces gens-là n’ont pas ton chameau; va-t’en. Ayant demandé aux quatre frères qui ils étaient, et ceux-ci lui ayant déclaré qu’ils étaient les fils de Nizâr, fils de Ma’add, fils d’Adnân, le devin dit: Excusez-moi de ne vous avoir pas reconnus; j’ai été lié d’amitié avec votre père: soyez mes hôtes ce jour et cette nuit, demain j’arrangerai votre affaire. Ils consentirent. Le père et les ancêtres de ce devin avaient été chefs de Nadjrân.

Le devin leur fit préparer un repas. On leur servit un agneau rôti et une cruche de vin, et ils mangèrent. Lorsque le vin leur monta à la tête, Modhar dit: Je n’ai jamais bu un vin plus doux que celui-ci; mais il vient d’une vigne plantée sur un tombeau. Rabî’a dit: Je n’ai jamais mangé de la viande d’agneau plus succulente que celle-ci; mais cet agneau a été nourri du lait d’une chienne. Anmâr dit: Ce blé qui a servi à faire le pain que nous venons de manger a été semé dans un cimetière. Iyâd dit: Notre hôte est un excellent homme; mais il n’est pas un fils légitime; ce n’est pas son père (légal) qui l’a engendré, mais un autre homme; sa mère l’a conçu dans l’adultère. Le devin recueillit leurs paroles, mais il ne leur en dit rien. Quand la nuit fut venue et qu’ils furent endormis, il appela son intendant et lui demanda de quelle vigne provenait le vin (que l’on avait servi aux hôtes). L’intendant dit: Une vigne a poussé sur le tombeau de ton père et elle est devenue grande; j’en ai recueilli le raisin, et ce vin en provient. Ensuite le devin fit venir le berger, et le questionna relativement à l’agneau. Le berger dit: Quand cet agneau vint au monde, il était très-joli; mais se mère mourut, et il n’y avait pas alors de brebis qui eût mis bas. Une chienne avait eu des petits; je mis cet agneau avec la chienne jusqu’à ce qu’il fût grand. Je n’en ai pas trouvé de meilleur pour te l’apporter, lorsque tu m’as fait demander un agneau. Enfin le devin appela le métayer, et l’interrogea sur le blé. Le métayer lui dit: Il y a d’un côté de notre champ un cimetière. Cette année-ci j’ai ensemencé une partie du cimetière, et c’est de là que provient le blé que je t’ai apporté. Le devin, fort étonné de ces explications, dit: Maintenant c’est le tour de ma mère. Il alla trouver sa mère et lui dit: Si tu ne m’avoues pas la vérité en ce qui me concerne, je te fais mourir. Sa mère parla ainsi: Ton père était le chef de ce peuple et possédait de grandes richesses. Comme je n’avais pas d’enfant de lui, je craignis qu’à sa mort ses biens ne tombassent entre des mains étrangères et qu’un autre ne prît le pouvoir. Un Arabe, homme de belle figure, fut un jour l’hôte de ton père; je m’abandonnai à lui, la nuit; je devins enceinte, et c’est à lui que tu dois ta naissance. J’ai dit à ton père que tu avais été engendré par lui.

Le lendemain, le devin interrogea les quatre frères sur leurs paroles, en disant: Je veux que vous me fassiez connaître comment vous avez su les choses que vous avez dites. Modhar, le premier, lui dit: J’ai su que la vigne était plantée sur un tombeau, parce que, quand nous avions bu le vin, nous devenions tristes et nous avions la figure altérée; ce qui n’est pas l’effet ordinaire du vin. Le deuxième, dit: J’ai reconnu ce qui concernait l’agneau, parce que nous n’avions jamais mangé de viande plus douce que celle-là, et qu’il n’y a, dans le monde, rien de plus doux que le lait de la chienne. Le troisième dit: Les Arabes honorent beaucoup leurs hôtes; lorsqu’ils traitent des hôtes, ils restent avec eux et partagent leur repas; mais toi tu nous as fait servir le repas, tu nous as quittés et tu t’es mis à épier nos paroles. J’ai reconnu par là ta condition; j’ai remarqué que tu n’avais pas la gravité des Arabes, et j’ai pensé qu’il y avait quelque illégalité dans ton origine. Le quatrième dit: J’ai reconnu la qualité du blé, parce que le blé semé dans un cimetière donne au pain un goût de terre; et j’ai trouvé ce goût dans ce pain. Le devin leur dit: Vous êtes plus savants que moi; vous n’avez pas besoin de mon jugement. Ils répliquèrent: Quand deux personnes ont un différend, il faut un tiers pour juger, qu’il soit savant ou non. Ce sont les dernières volontés de notre père, qui nous a dit de nous en rapporter à ton jugement, si nous n’étions pas d’accord sur l’héritage. Le devin dit: Indiquez-moi exactement ce que votre père a donné à chacun de vous et ce qu’il a laissé. Notre père, dirent-ils, a laissé de l’or, de l’argent, des chevaux, des moutons, des tapis et des vases de toute espèce et en grand nombre. Ils racontèrent ensuite ce que leur père avait donné à chacun d’eux. Le devin dit: Laissez à Modhar tout ce que votre père avait en fait d’or et de chameaux; car ces objets sont rouges. Donnez les chevaux, les esclaves et les vêtements noirs à Rabî’a; les esclaves blancs, l’argent et les vêtements blancs à Iyâd, et les tapis et les moutons à Anmâr. Les quatre frères acceptèrent cette sentence, et s’en retournèrent.

[4]. In the W. M. MS. the sisters are called “Shahrzádeh” (= City-born) and “Dinárzádeh” (= ducat-born) and the royal brothers Shahrbáz (= City-player or City-falcon) and Kahramán (vol. i. p. 1) alias Samarbán (ibid.) I shall retain the old spelling.

[5]. I have hitherto translated “wa adraka (masc.) Shahrázáda al-Sabáh,” as = And Shahrazad perceived the dawn of day; but it is more correct as well as more picturesque to render the phrase “was surprised (or overtaken) by the dawn.”

[6]. Arab. “’Adrán,” the ✔ being ’Adr = much and heavy rain.