Où de mes jeunes ans s’abrita le bonheur;

Votre image a partout suivi le voyageur.…

Vous souvient-il aussi des quatre têtes blondes

Qui si joyeusement formaient de folles rondes?

De nos rires bruyants, de nos éclats de voix,

Nous faisions retentir les échos des grands bois,

Sans craindre d’offenser leur majesté sereine,

Et plus insouciants que l’oiseau de la plaine.

Mais, ainsi qu’un parfum goutte à goutte épanché,

Le bonheur s’est tari dans mon sein desséché.