“Ne supposons que trois révolutions. La Terre vient de sortir des Mains du Créateur. Des causes préparées par sa Sagesse font développer de toutes parts les Germes. Les Êtres organisés commencent à jouir de l’existence. Ils étoient probablement alors bien différens de ce qu’ils sont aujourd’hui. Ils l’étoient autant que ce premier Monde différoit de celui que nous habitons. Nous manquons de moyens pour juger de ces dissemblances, et peut-être que le plus habile Naturaliste qui auroit été placé dans ce premier Monde y auroit entièrement méconnu nos Plantes et nos Animaux.”

[24] “Ce mot (germe) ne désignera pas seulement un corps organisé réduit en petit; il désignera encore toute espèce de préformation originelle dont un Tout organique peut résulter comme de son principe immédiat.”—Palingénésie philosophique, part. x. chap. ii.

[25] “M. Cuvier considérant que tous les êtres organisés sont dérivés de parens, et ne voyant dans la nature aucune force capable de produire l’organisation, croyait à la pré-existence des germes; non pas à la pré-existence d’un être tout formé, puisqu’il est bien évident que ce n’est que par des développemens successifs que l’être acquiert sa forme; mais, si l’on peut s’exprimer ainsi, à la pré-existence du radical de l’être, radical qui existe avant que la série des évolutions ne commence, et qui remonte certainement, suivant la belle observation de Bonnet, à plusieurs générations.”—Laurillard, Éloge de Cuvier, note 12.

[26] Histoire naturelle, tom. ii. ed. ii. (1750), p. 350.

[27] Ibid. p. 351.

[28] See particularly Buffon, l.c. p. 41.

[29] As Buffon has well said:—“L’idée de ramener l’explication de tous les phénomènes à des principes mécaniques est assurément grande et belle, ce pas est le plus hardi qu’on peut faire en philosophie, et c’est Descartes qui l’a fait.”—l.c. p. 50.

[30] Principes de la philosophie, Troisième partie, § 45.

[31] Ethices, Pars tertia, Praefatio.

[32] Système de la Nature. Essai sur la formation des corps organisés, 1751, xiv.