Si V. M. approuve ce plan, il sera possible qu’elle n’ait pas de mes nouvelles jusqu’à l’arrivée des troupes; mais je suis convaincu qu’elle trouvera les affaires dans une bien meilleure situation qu’en suivant aucun des autres cinq projets.
Miranda, le 16 Sept. 1808.
No. VII.
S.
EXTRAIT DE LA LETTER DU MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL SAVARY, À MADRID.
Bayonne, 12e Juillet, 1808.
Section 1.—J’ai rendu compte à l’empereur, général, de vôtre lettre du 8me. S. M. trouve que vous vous étes dégarni de trop de monde à Madrid, que vous avez fait marcher trop de troupes au secours du gal Dupont, qu’on ne doit pas agir offensivement jusqu’à ce que les affaires de la Galice soient éclairées. De tous les points de l’armée, général, le plus important est la Galice, parceque c’est la seule province qui ait réellement conclu un traité avec l’Angleterre. La division de ligne des troupes Espagnoles qui était à Oporto s’est joint à celle qui était en Galice, et enfin par la position de cette province extrêmement près de l’Angleterre. Indépendamment de ces considérations, la position la rend encore plus interessante; car les communications de l’armée se trouveraient compromises si le maréchal Bessières n’avait pas un entier succès, et il faudrait bien alors reployer toutes vos troupes, et marcher isolément au secours du maréchal Bessières. Encore une fois, général, vous vous étes trop dégarni de Madrid, et si un bon régiment de cuirassiers, quelque pièces d’artillerie, et 1000 à 1200 hommes d’infanterie avaient pu arriver à l’appui du maréchal Bessières, le 14, cela lui aurait été d’un éminent secours. Q’importe que Valence soit soumis? Q’importe que Sarragosse soit soumis? Mais, général, le moindre succès de l’ennemi du côté de la Galice aurait des inconvéniens immenses. Instruit comme vous l’étiez des forces du général Cuesta, de la désertion de troupes d’Oporto, &a.... S. M. trouve que pour bién manœuvrer il aurait fallu vous arranger de manière à avoir du 12e au 15e 8000 hommes pour renforcer le maréchal Bessières. Une fois nos derrières debarassées, et cette armée de Galice détruite, tout le reste tombe et se soumit de soi-même, &c. &c.
S.
EXTRAIT DE LA LETTRE, &c.