MONSIEUR LE DUC DE RAGUSE,
Vous trouverez ci-joint l’ordre de l’Empereur qui vous donne le commandement de l’armée de Portugal. Je donne l’ordre au maréchal prince d’Essling de vous remettre le commandement de cette armée. Saisissez les rènes d’une main ferme; faites dans l’armée les changemens qui deviendraient nécessaires. L’intention de l’Empereur est que le duc d’Abrantes et le général Reynier restent sous vos ordres. S. M. compte assez sur le dévouement que lui portent ses généraux, pour être persuadé qu’ils vous seconderont de tous leurs moyens.
L’Empereur ordonne, Monsieur le duc de Raguse, que le prince d’Essling en quittant l’armée n’emmène avec lui que son fils et un de ses aides-de-camp. Mais son chef d’état-major, le général Fririon, le colonel Pelet, ses autre aides-de-camp, tous le officiers de son état-major doivent rester avec vous.
Toutefois, Monsieur le duc, je vous le répète S. M. met en vous une confiance entière.
Le Major Général, &c.
(Signé.) Alexandre.
No. VIII.
Les Officiers Français Prisonniers de Guerre, détenus à la Maison, Rue S. Jean, à Monsieur le Général Trant, Gouverneur de le Ville et Province d’Oporto.
MONSIEUR LE GENERAL,
Chacun des officiers Français prisonniers de guerre, détenus à la maison rue S. Jean, pénétré des obligations qu’il vous a désirerait vous offrir individuellement l’expression de sa reconnoissance. C’est nous que ces messieurs ont choisi pour être auprès de vous leur organes et nous sommes d’autant plus flattés de cette commission agréable qu’il n’y en a pas un parmi nous qui dans son particulier n’ait reçu de vous des services importants. Nous osons nous flatter que vous agréerez favorablement ce foible témoignage de notre gratitude et les sincères remerciments que nous venons vous présenter pour toutes les bontés que vous avez eues pour nous. Ce n’est pas sans un vif regret que nous envisageons le moment de votre départ, mais ce que déjà vous avez fait pour nous, nous fait espérer que votre solicitude s’étendra au delà de votre séjour et que pendant votre absence nous continuerons à en éprouver les effets.