Madrid, 7 Août, 1810.

“Monsieur d’Aranza m’écrit en dâte du 22 Août dans une lettre particulière les paroles suivantes, en les soulignant pour mieux fixer l’attention: ‘Le maréchal Soult est très content, mais il ne fera usage de son autorité que pour le bien: il aime le roi et la nation: ce pays lui plait beaucoup.’”

Ditto to ditto.

Madrid, 13 Août, 1810.

“Parmi les lettres que m’a porté le courrier d’Andalousie arrivé hier, j’en remarque une de monsieur Aranza écrite dans un stile étudié et que je soupçonne redigée d’accord avec le duc de Dalmatie. C’est un panégyrique à la louange de ce maréchal dans lequel monsieur d’Aranza porte aux nues l’intelligence et la zêle du duc de Dalmatie dans la partie administrative; la considération qu’il donne aux autorités espagnoles; son extrême adresse à manier les esprits, et l’habilité de ses dispositions militaires, dans un pays couvert d’insurgés. M. d’Aranza termine en formant le vœu que le maréchal ne soit aucunement troublé dans l’exécution de ses plans, et que le sort de l’Andalousie soit mis entièrement a sa discretion.”

Ditto to ditto.

Madrid, le 23 Août, 1810.

“Par ma correspondance avec l’Andalousie j’ai appris; de Cordone: que M. Angulo à reçu les lettres qui l’appellent à Madrid, et qu’il se dispose à suivre le grand convoi sorti de Seville le 11 du courant. De Seville: qu’un corsaire Française s’étant emparé d’un paquebot qui allait de Cadiz à Alicante, on y avait trouvé entr’autres depêches une lettre de Campmany, grand partisan des Anglais, et un des Coryphées de la revolution. Il avouait à son ami, don Anselmo Rodriguez de Ribas, intendant de l’armée du centre, qui s’était plaint à lui des excès que commettaient certaines juntes, que Cadiz n’offrait pas un spectacle moins digne de pitié: que les Anglais qu’il avait appris à connaître s’arrogaient peu à peu toute l’autorité: que le commerce libre accordé aux ports d’Amerique excitait à Cadiz un mécontentement général, et que Venegas allait au Méxique en qualité de viceroi: il parle en outre de l’arrestation de plusieurs personnes connues, et de la de considération dans laquelle est tombée la régence.”

Ditto to ditto.

Madrid, 27 Septembre, 1810.