4o On peut parfaitement définir ces deux rôles sans sortir de la trame de l’expérience même, et sans invoquer rien de transcendant;
5o Les attributions sujet et objet, représenté et représentatif, chose et pensée, signifient donc une distinction pratique qui est de la dernière importance, mais qui est d’ordre FONCTIONNEL seulement, et nullement ontologique comme le dualisme classique se la représente;
6o En fin de compte, les choses et les pensées ne sont point foncièrement hétérogènes, mais elles sont faites d’une même étoffe, étoffe qu’on ne peut définir comme telle, mais seulement éprouver, et que l’on peut nommer, si on veut, l’étoffe de l’expérience en général.
FOOTNOTES:
[116] [A communication made (in French) at the Fifth International Congress of Psychology, in Rome, April 30, 1905. It is reprinted from the Archives de Psychologie, vol. v, No. 17, June, 1905.] Cette communication est le résumé, forcément très condensé, de vues que l’auteur a exposées, au cours de ces derniers mois, en une série d’articles publiés dans le Journal of Philosophy, Psychology and Scientific Methods, 1904 et 1905. [The series of articles referred to is reprinted above. Ed.]
[117] The Sense of Beauty, pp. 44 ff.
[118] The Life of Reason [vol. i, “Reason in Common Sense,” p. 142].